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Cet article est issu du dossier «Putsch déjoué en Guinée équatoriale : qui voulait la chute d'Obiang ?»

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Politique

Guinée équatoriale : après le putsch déjoué, Obiang Nguema resserre les rangs

Teodoro Obiang Nguema, en juin 2011 lors d'une visite en Russie (archives). © Mikhail Metzel/AP/SIPA

Un mois après avoir déjoué un coup d'État, fin décembre 2017, le président équato-guinéen a remanié son gouvernement et resserré les rangs avec l'arrivée de quelques personnalités réputées très proches de lui.

Agapito Mba Mokuy, ministre des Affaires étrangères depuis 2012 et ancien candidat à la présidence de la Commission de l’Union africaine (UA), est l’une des victimes collatérales du putsch déjoué à Noël. Son maroquin a été attribué à Simeón Oyono Esono Angüe, jusque-là ambassadeur en Éthiopie et auprès de l’UA.

Nommé par décret le 6 février, ce proche du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo avait qualifié, en novembre 2014, d’anti-démocratique la prise de contrôle militaire du Burkina Faso après la chute de Blaise Compaoré. Il assurait alors la présidence tournante du Conseil paix et sécurité de l’UA. Très respecté et rompu à la diplomatie, sa nomination intervient alors que le chef de l’État resserre les rangs autour de ses plus fidèles alliés.

Finances et défense sous contrôle

Obiang Nguema a par exemple confié les Finances à l’ancien gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), Lucas Abaga Nchama. Ce dernier était arrivé au sein de l’institution régionale au lendemain du scandale de détournement de fonds révélé par Jeune Afrique en 2009. On lui reconnait au minimum d’avoir remis l’institution sur pied, et d’être, lui aussi, un proche du maître de Malabo.

Enfin, le ministère clé de la Défense a été attribué à Alejandro Bacale Ncogo, ex-inspecteur général des Forces armées dans la région continentale.

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