Banque de développement

Akinwumi Adesina défend sa réforme critiquée de la BAD

Akinwumi Adesina, président de la BAD, le 17 avril 2016 à Washington. © Paul Morigi/AP/SIPA

Critiqué pour sa volonté de réformer l'institution, le président de la Banque africaine de développement a défendu son bilan lors d'un discours le 6 février à Abidjan devant les ambassadeurs accrédités en Côte d'Ivoire.

Le traditionnel déjeuner du nouvel an de la Banque africaine de Développement (BAD) avec les ambassadeurs accrédités en Côte d’Ivoire, qui sert à dresser le bilan et les perspectives d’avenir de l’institution, a viré cette année à la séance d’explication pour Akinwumi Adesina.

La BAD n’est pas une maison de retraite où on peut y passer 30 ans

Mis en accusation par l’Association des fonctionnaires internationaux ivoiriens après le départ du vice-président Alberic Kakou, le président Adesina a rappelé que « la BAD n’est pas une maison de retraite où on peut y passer 30 ans, nous avons initié des contrats de performance sur trois ans », soulignant qu’il souhaitait continuer avec la réforme de l’institution voulue par les administrateurs.

« Aucune organisation ne peut exceller dans la performance sans mettre l’accent sur la responsabilité en matière de résultats », a-t-il rappelé, mettant en garde contre les « rumeurs » ou autres « procès d’intention ».

Pour Adesina, la BAD ne s’est jamais aussi bien portée

Défendant son bilan, Adesina a affirmé que la BAD ne s’est jamais aussi bien portée qu’au cours de ces trois dernières années, avec des résultats qu’il juge très satisfaisants. Au cours de l’année écoulée, la banque a facilité l’accès à l’électricité de 4,4 millions de personnes sur le continent grâce à son initiative « Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie ». Et plus de 8,5 millions de personnes ont pu accéder à des technologies améliorées dans le domaine agricole, a-t-il ajouté.

En 2017, les décaissements ont atteint 7,67 milliards de dollars, un niveau record.

Une émission obligataire de 2,5 milliards de dollars sur une maturité de trois ans a été réalisée, suivie d’une autre de 2 milliards de dollars sur cinq ans. Au total, en 2017, la BAD a levé en tout 9,73 milliards de dollars sur les marchés de capitaux.

Pour dynamiser les investissements sur la continent, la BAD envisage d’initier dès le mois de novembre prochain du 7 au 9 en Afrique du Sud, un forum pour l’investissement en Afrique. « Ce forum aura un caractère purement transactionnel et devrait devenir le premier marché d’investissement en Afrique », a-t-il précisé.

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