Agroalimentaire

Café : à Abidjan, les producteurs africains cherchent des pistes de relance

Trieuses de café dans l'unité de torréfaction de Choco Ivoire à San Pédro, Côte d'Ivoire, en mars 2016. © Jacques Torregano pour JA.

Réunis lors de l'assemblée générale de l'Organisation interafricaine du café (OIAC), les producteurs africains envisagent la création d'un fonds de 150 millions de dollars pour relancer la filière, dans un contexte où la part du continent dans le commerce mondial du café n’atteint plus que 5 %.

Lors de la 57ème assemblée générale de l’Organisation interafricaine du café (OIAC) et du cinquième Symposium du café africain qui se sont tenus du 1er au 6 février dans la cité balnéaire de Grand-Bassam, près d’Abidjan, les pays producteurs ont discuté des moyens de relancer la filière.

Nous discutons avec la Banque africaine de développement pour la mise en place de ce fonds

Les 26 pays réunis au sein de l’OIAC projettent la création d’un fonds spécial de 150 millions de dollars pour le renforcement des capacités des coopératives et l’équipement des paysans. « Nous discutons avec la Banque africaine de développement pour la mise en place de ce fonds », a expliqué le secrétaire général de l’OIAC, Frederick Kawuma.

Chute continue de la production

Une somme infime, pour la relance de la production en Afrique, alors que sa part de marché dans le commerce mondial du café s’est réduite à 5% contre 85 % pour l’Amérique du Sud et 10% pour l’Asie, à l’inverse du cacao secteur dans lequel le continent représente plus de 75% de la production globale.

Tout comme l’Éthiopie, la Côte d’Ivoire a vu sa production de café chuter, passant de 106 000 tonnes en 2016 à 59 000 tonnes en 2017. Le gouvernement, qui prévoyait d’atteindre 200 000 tonnes à l’horizon 2020 a dû ramener cet objectif à 2022.

En 2017, la Côte d’Ivoire a versé 12 milliards de francs CFA (22 millions de dollars) de subvention à ses producteurs. Les besoins de financement de la filière dans les 26 pays sont estimés à 2,5 milliards de dollars. « Chacun des États peut lever des fonds individuellement pour relancer sa production. Et c’est vers cela que nous nous acheminons » a poursuivi Kawuma.

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