Mines

Afrique du Sud : les 955 mineurs bloqués sous terre ont été secourus

Des mineurs de la Sibanye Gold en Afrique du Sud, le 20 juin 2017. © Reuters

La totalité des 955 mineurs qui étaient piégés depuis plus de vingt-quatre heures au fond d'une mine d'or en Afrique du Sud sont remontés à la surface sains et sauf, vendredi 2 février.

« Tout le monde est sorti », a annoncé un porte-parole de la compagnie minière Sibanye Gold, James Wellsted. L’incident n’a pas fait pas fait de victimes, « seuls quelques cas de déshydratation et de pression artérielle élevée, mais rien de grave », a-t-il ajouté.

Les mineurs étaient prisonniers des galeries de la mine de Beatrix, dans le centre de l’Afrique du Sud, depuis un violent orage mercredi soir qui avait coupé l’électricité et bloqué les ascenseurs de plusieurs puits de l’exploitation. Les générateurs, censés prendre le relais, n’ont pas tous fonctionné, piégeant l’équipe de nuit.

Le courant a finalement été rétabli vendredi vers 02H00 du matin (00H00 GMT), permettant la remise en marche des monte-charge. En l’espace de moins de deux heures, les 955 mineurs encore bloqués ont été ramenés à la surface.

« C’était stressant. Il n’y avait pas beaucoup de ventilation », a témoigné Mike Khonto, un mineur sorti indemne à l’aube. « Heureusement, nos chefs nous ont fait parvenir de la nourriture et de l’eau », a-t-il raconté. De retour à l’air libre, les mineurs devaient subir un examen médical et recevoir un soutien psychologique, ainsi que leurs familles.

L’accident « aurait pu être évité »

L’incident a immédiatement relancé la controverse sur la sécurité de l’industrie minière. « On aurait pu éviter » cet accident, a assuré un employé de la mine sous couvert d’anonymat. « Ils auraient dû avoir des générateurs qui fonctionnaient. La sécurité est le dernier de leur souci. Ce qui compte, c’est la production », a-t-il affirmé furieux.

L’Association du syndicat des mineurs (AMCU) a dénoncé « le manque de plans de secours à la mine en terme de sources alternatives d’électricité ». La principale centrale syndicale du pays, la Cosatu, a pour sa part demandé « une enquête » et exigé que la compagnie soit « tenue responsable pour négligence ».

« Les grands groupes multinationaux comme Sibanye-Stillwater font très peu pour empêcher les accidents alors qu’ils devraient être les premiers à développer une culture de la sécurité », a regretté le Syndicat national des mineurs (NUM).

La mine s’est défendue en affirmant qu’il s’agissait d’une situation « extrêmement inhabituelle », puisque des générateurs ont, selon Sibanye Gold, été endommagés par l’orage.

 

Déjà 250 000 inscrits !
NEWSLETTER

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Fermer

Je me connecte