Liberia : le président Weah annonce la révision de la Constitution et une baisse de son salaire

Par Jeune Afrique avec AFP

Le nouveau président libérien George Weah lors de la cérémonie de passation du pouvoir à Monrovia, le 22 janvier 2018. © Abbas Dulleh/AP/SIPA

Au cours de son premier « discours sur l’état de la nation », le nouveau président George Weah a exprimé lundi son intention de réviser la Constitution, notamment pour supprimer une disposition sur la citoyenneté jugée « raciste ». Il a également annoncé une baisse « avec effet immédiat » de son salaire.

L’ancien footballeur de légende, qui a pris ses fonctions le 22 janvier, s’exprimait à l’occasion de son premier « discours sur l’état de la nation ». Devant le Sénat et l’Assemblée nationale, il a jugé « inutile, raciste et dépassé » l’article de la Constitution réservant la citoyenneté aux « personnes de couleur ».

Une baisse de 25 % de son salaire

Autres dispositions dans le viseur du président : l’interdiction pour les étrangers de posséder des biens fonciers, qu’il juge dissuasive pour les investisseurs, ainsi que celle de détenir une autre nationalité. Chassés par la guerre civile (1989-2003), beaucoup de Libériens sont, en effet, devenus citoyens de leur pays d’accueil.  

« Je vous annonce aujourd’hui, avec effet immédiat, que je vais réduire mon salaire et mes primes de 25 % », a ajouté George Weah, appelant les parlementaires à suivre cet exemple, face aux difficultés économiques que traverse le pays.

« Bienvenue Madame Sirleaf »

Une semaine après la première passation de pouvoir entre deux présidents élus dans ce pays depuis 1944, George Weah a salué la présence à la cérémonie de sa prédécesseure Ellen Johnson Sirleaf, signe selon lui que les blessures de la guerre civile se sont refermées.

« Bienvenue Madame Sirleaf, votre présence ici aujourd’hui montre quel chemin nous avons parcouru en tant que peuple », a-t-il souligné. George Weah a également réaffirmé sa volonté de faire de l’éducation une « priorité constante et essentielle » de son administration.

Après Samuel Doe (1980-1990), George Weah est le deuxième président de la plus ancienne république d’Afrique à ne pas appartenir à l’élite « américano-libérienne » descendant d’esclaves affranchis qui y domine la vie politique depuis 170 ans.

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