Un gouvernement de transition annoncé d’ici 60 jours au Soudan du Sud

Par Jeune Afrique

Le président du Soudan du Sud Salva Kiir à Djouba, le 2 juin 2014. © AFP

Salva Kiir, le président du Soudan du Sud, et Riek Machar, le chef de la rébellion, se sont mis d'accord mardi : un gouvernement de transition devra être nommé sous 60 jours pour régler la guerre civile qui ravage le pays depuix six mois. 

C’est un des rares progrès des complexes pourparlers de paix entre belligérants sud-soudanais, ouverts en janvier à Addis-Abeba. Le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, chargé de la médiation régionale, a annoncé mardi 10 juin que le président Salva Kiir et le chef de la rébellion Riek Machar avaient fixé une date-butoir de 60 jours pour former un gouvernement de transition.

"Ils se sont mis d’accord pour achever le processus de dialogue d’ici 60 jours et sur le fait de savoir comment, quand, et avec qui former le gouvernement de transition", a déclaré le chef du gouvernement éthiopien, après une rencontre entre les deux protagonistes.

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Le 9 mai, à Addis Abeba, lors de leur première rencontre depuis le début du conflit, Salva Kiir et Riek Machar avaient signé un "Accord pour mettre fin à la crise au Soudan du Sud". Sa principale clause, la cessation des hostilités, n’a jamais été respectée, pas plus qu’un précédent cessez-le-feu, signé le 23 janvier.

Plusieurs milliers de morts

Ce conflit, qui a commencé le 15 décembre dans ce pays indépendant depuis 2011, a déjà fait plusieurs milliers de morts et 1,3 millions de déplacés. Les pourparlers se tiennent dans le cadre de la médiation de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), l’organisation régionale est-africaine.

Hailemariam Desalegn, s’exprimant lors de l’ouverture d’un sommet régional, a dénoncé une "tendance croissante à poursuivre la guerre", et a critiqué les deux parties pour n’avoir pas respecté l’Accord de cessez-le-feu. Les pourparlers ont "été lents et, oui, nous aurions dû avoir des résultats tangibles(…) Personne d’autre n’est à blâmer que les parties prenantes elles-mêmes", a déclaré Mahboub Maalim, secrétaire exécutif de l’Igad.

(Avec AFP)

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