Politique

Burkina – Putsch raté de 2015 : Diendéré et ses 83 coaccusés devant leurs juges à partir du 27 février

Le général burkinabè Gilbert Diendéré, leader présumé du coup d'Etat manqué à Ouagadougou, au Burkina Faso, le 23 septembre 2015. © STR/AP/SIPA

La date de l’ouverture du procès du général Gilbert Diendéré et de ses 83 coaccusés, auteurs présumés du putsch manqué de septembre 2015, a été fixée au 27 février. Les présumés putschistes devront répondre, notamment, d’« atteinte à la sûreté de l’État », de « trahison » et de « meurtre ».

Les auteurs du « coup d’État le plus bête du monde » feront bientôt face aux juges. Le commandant Alioune Zanre, procureur militaire près le tribunal militaire de Ouagadougou l’a annoncé ce lundi dans la matinée : leur procès s’ouvrira le 27 février.


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Le 16 septembre 2015, des soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ancienne garde rapprochée du président déchu Blaise Compaoré, avaient tenté de renverser le gouvernement de transition. Le général Diendéré, ancien chef d’état-major de Compaoré, avait alors pris la tête du « Conseil national pour la démocratie » (CND), un organe mis en place par les putschistes. Quelques jours plus tard, le général Diendéré se rendait aux autorités de la transition, qu’il avait tenté de renverser.

Des charges lourdes

Les charges qui pèsent contre Diendéré et 83 coaccusés – parmi lesquels Djibrill Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré – sont lourdes. Ils sont accusés d’« attentat à la sûreté de l’État, meurtre, coups et blessures volontaires, dégradation volontaire de biens appartenant à autrui, trahison, incitation à commettre des actes contraires au règlement et à la discipline militaire, violence et voies de fait sur autrui ». Des charges dont ils devront répondre en tant que responsables directs ou en tant que complices.

Le détail des faits reprochés aux différents accusés n’a pas été dévoilé. Fin décembre, lors d’une audience à huis clos, la chambre du tribunal militaire avait retenu les chefs d’inculpation de « meurtres, coups et blessures, incitation à la commission d’actes terroristes, attentat à la sûreté de l’État et trahison » à l’encontre du général Diendéré – par ailleurs également poursuivi dans le cadre de l’affaire du meurtre de Thomas Sankara.

L’audience sera « délocalisée dans la salle des banquets de Ouaga 2000 », précise le communiqué du Parquet militaire, qui précise que « tout le monde y est convié ».

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