Maroc : Mohammed VI nomme de nouveaux ministres

Le roi du Maroc Mohammed VI s'adressant à la nation à l'occasion des 18 ans de son accession au trône, le 29 juillet 2017. © AP/SIPA

Les deux partis politiques ayant subi la colère royale du mois d'octobre ont gardé leurs portefeuilles, tandis qu'un nouveau ministère chargé des affaires africaines a été créé.

Deux mois après avoir limogé plusieurs ministres dans le sillage des contestations qu’a connues la province d’Al Hoceïma, le roi du Maroc a nommé leurs remplaçants ce lundi 22 janvier. Si de nouvelles têtes font leur apparition, un nouveau ministère vient également d’être créé pour accompagner la politique africaine du royaume.

Annoncé par le roi dans son discours du 13 octobre devant le Parlement, le ministère chargé de la coopération africaine est désormais officiel. Il a été attribué à Mouhcine Jazouli, PDG du cabinet Valyans Consulting, nommé ministre délégué auprès de Nasser Bourita. Discret, peu médiatisé, il est très connu dans le monde des affaires et dirige une des premières enseignes de conseil en stratégie dans le pays. C’est un expert des marchés africains. En 2017, il a assisté la secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, Mounia Boucetta, dans l’audit des projets africains conclus par le roi ces dernières années.

Autre fait saillant de ces nominations : il n’y a pas eu de changement dans la structure de la majorité gouvernementale constituée par Saadeddine El Othmani. Les partis politiques qui ont subi la purge royale du mois d’octobre ont gardé leurs maroquins. Ainsi, le ministère de l’Éducation nationale, qui était sous la houlette de Mohamed Hassad au nom du Mouvement populaire (MP) a été attribué à son collègue Saïd Amzazi. Actuellement président de l’Université Mohammed V de Rabat, ce dernier a été nommé ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Le PPS et le MP récupèrent leurs postes

Saïd Amzazi aura toujours un numéro 2 parmi les membres de son parti politique. Mohamed El Gherrass, actuel secrétaire général du ministère de la Jeunesse, a en effet été nommé secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale, chargé de la formation professionnelle.

Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) a également récupéré les deux ministères qu’il a perdu. Abdelahad Fassi-Fihri, membre de son bureau politique, a été nommé ministre de l’Aménagement du Territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, à la place de Nabil Benabdellah, qui a été limogé par le roi.

Le PPS a également gardé le portefeuille de la Santé, qui était dirigé par Houcine El Ouardi. C’est désormais son collègue au parti, Anas Doukkali, actuel DG de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC), qui le remplace.

 

Déjà 200 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici