Liberia : Charles Taylor souhaite être transféré au Rwanda

Par Jeune Afrique

Charles Taylor, l'ex-président libérien. © AFP

Incarcéré en Angleterre après avoir été condamné en 2012 à 50 ans pour crimes contre l'humanité en Sierra Leone, Charles Taylor souhaite être transféré au Rwanda pour se rapprocher de sa famille. La requête de l'ex-président libérien a été confirmée jeudi par ses avocats.

"Le Royaume-Uni et le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) sont conjointement et individuellement responsables de la violation du droit à une vie familiale de Charles Taylor mais aussi des membres de sa famille (…). Une solution immédiate est possible pour mettre fin à cette violation : transférer Charles Taylor au Rwanda." C’est l’objet de la requête déposée par les avocats de l’ex-président libérien auprès du TSSL.

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"Le Royaume-Uni a entravé les visites de sa famille, en refusant d’accorder des visas à sa femme et à deux de ses plus jeunes filles", dénoncent les avocats de Charles Taylor dans ce document que le TSSL affirme avoir reçu le 13 juin et rendu public sur son site internet.

Charles Taylor, condamné pour crimes contre l’humanité commis pendant la guerre civile en Sierra Leone (1991-2002), avait été transféré le 15 octobre 2013 des Pays-Bas vers la prison de Frankland, un centre pénitentiaire de haute sécurité près de Durham (nord-est de l’Angleterre).

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Huit mois, aucune visite familiale ?

"Depuis huit mois qu’il se trouve au Royaume-Uni, il n’a reçu aucune visite de sa femme et de ses enfants", avait affirmé l’un de ses avocats, John Jones, un peu plus tôt sur la BBC. "Les officiers britanniques de l’immigration bloquent les visites de sa famille car ils craignent qu’elle ne rentre pas au Liberia", avait-il dénoncé.

La femme de Charles Taylor, Victoria Addison Taylor, avait en novembre déjà dénoncé le sort de son mari, affirmant qu’il était emprisonné avec des terroristes et autres criminels britanniques de droit commun et humilié quotidiennement. Ce que les autorités du Royaume-Uni contestent, affirmant que l’ex-président libérien était détenu dans des "conditions décentes". "Charles Taylor et sa famille disposent des mêmes droits de visite que n’importe quel prisonnier au Royaume-Uni", a rassuré un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères.

(Avec AFP)