Mauritanie : Mohamed Ould Abdelaziz réélu avec près de 82 % des voix

Mohamed Ould Abdelaziz, le 21 juin 2014 à Nouakchott. © AFP

Sans surprise, Mohamed Ould Abdelaziz a été réélu à la tête de la Mauritanie à l'issue du scrutin présidentiel organisé le 21 juin dans le pays. Le chef de l'État sortant a obtenu 81,89 % des voix, selon les résultats provisoires publiés dimanche par la Ceni.

Comme prévu, le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz a été réélu à la tête de son pays. Dans la soirée du 22 juin, Abdallahi Ould Soueid Ahmed, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), a annoncé les résultats provisoires de l’élection. Avec 81,89% des voix, "Aziz" s’est largement imposé face à ses concurrents.

C’est finalement Biram Dah Abeid, président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie (IRA) et novice en politique, qui a raflé la deuxième place, avec 8,67% des voix. Boidiel Ould Houmeid, leader d’El Wiam qui se présentait pour la première fois à la présidentielle, est arrivé en troisième position avec 4,50% des suffrages. Quant à Ibrahima Sarr (AJD/MR), il se classe en quatrième avec 4,5% des voix, un score similaire à celui qu’il avait obtenu en 2009 (4,59%). Enfin, Lalla Maryem Mint Moulaye Idriss, inconnue des Mauritaniens avant l’élection, termine dernière avec 0,49%.

Bataille de chiffres

Le taux de participation, très attendu suite à l’appel au boycott d’une grande partie de l’opposition, s’est officiellement élevé à 56,46%. Lors de la dernière présidentielle de 2009, il s’était chiffré à 64,58%.

Le 21 juin, jour du scrutin, une bataille de chiffres s’était engagée entre la Ceni et le camp des "boycottistes." À 17 heures, quand la première évoquait une participation de 46%, le second misait sur 20%.

"Dans les parties visitées, Nouakchott était une ville quasiment morte ce matin, a assuré devant la presse le président du Front national pour la démocratie et l’unité, Cheikh Sid’Ahmed Ould Babamine. Le message mérite d’être médité par Mohamed Ould Abdelaziz."

Les candidats ont 48 heures pour adresser leurs réclamations au Conseil constitutionnel, lequel publiera alors les résultats définitifs.

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Par Justine Spiegel

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