Tchad : la maire de N’Djamena suspendue pour « mauvaise gestion »

Par Jeune Afrique avec AFP

Place de la Nation à N'Djamena, au Tchad. © Abdoulaye Barry pour JA

La maire de la capitale tchadienne, Mariam Djimet Ibet, et deux de ses adjoints ont été suspendus par le gouvernement en raison de soupçons de malversations et de détournement de fonds, a-t-on appris jeudi auprès de la mairie de N'Djamena.

Mariam Djimet Ibet et ses adjoints « ont été suspendus pour mauvaise gestion », explique une source proche de la mairie de N’Djamena, confirmant une information reçue d’un employé de la mairie.

Selon la même source, « depuis quelques mois, la masse salariale de la mairie a augmenté de 100 millions de francs » CFA, environ 150 000 euros.

« Elle a procédé à du recrutement fantaisiste depuis son arrivée à la tête de la mairie » en novembre 2016, a expliqué l’employé de la mairie.

Une mission de contrôle de l’État avait décelé en 2017 plusieurs malversations financières au sein de la comptabilité de la mairie.

Numéro vert

Mi-janvier, le ministère des Finances et du Budget tchadien a dépêché à la mairie une mission d’inspection pour procéder à un contrôle du personnel, pour en vérifier le nombre et les identités.

Le même ministère avait lancé début janvier un numéro vert pour lutter contre la corruption et les détournements de fonds, permettant « à chaque opérateur économique ou à tout autre individu d’alerter l’inspection générale des finances pour dénoncer tout agent indélicat qui chercherait a se faire corrompre dans le cadre de la délivrance d’un papier administratif ou le paiement d’une taxe ».

Le Tchad a été classé par l’ONG Transparency International 159e sur 176 sur l’indice de perception de la corruption en 2016.

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