Mondial 2014 : l’Allemagne met fin au rêve des Fennecs algériens

Écrit par Malik Kebour

e milieu allemand Mesut Ozil (g) marque le 2e but de l'Allemagne face à l'Algérie. © AFP

Héroïques et exemplaires, les Algériens ont tenu tête aux Allemands dans ce remake de 1982. Les Fennecs n'ont pas eu leur revanche sur le "match de la honte" mais ont montré qu'ils avaient du talent et du coeur. Devant le réalisme de la Mannschaft, le courage n'a pas suffi et, malgré ses nombreuses occasions, l'Algérie est éliminée de la Coupe du monde (1-2). L'Allemagne affrontera la France.

Après avoir écrit l’une des plus belles pages de son histoire, la sélection algérienne avait l’occasion d’ajouter une nouvelle ligne. À condition de vaincre la nationalmannschaft trente-deux ans après la victoire (2-1) lors du Mondial 1982, en Espagne. 

Sur le papier, ce huitième de finale semble le plus déséquilibré. Comment la modeste équipe de coach Vahid, qualifiée difficilement pour le Mondial, deuxième in extremis d’un groupe homogène, pouvait-elle ne serait-ce qu’inquiéter l’ogre allemand, triple champion du monde ?

Pourtant, les Algériens surprennent. Bousculent et gênent les joueurs de Joachim Low. Au point de les faire douter en se procurant les meilleures occasion de la première période. Après dix bonnes premières minutes, les Fennecs lancent les premiers assauts en profitant de la vitesse de Slimani qui oblige le portier allemand à jouer les derniers défenseurs.

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Feghouli donne à son tour le tournis à la défense allemande (15e). Après avoir éliminé trois défenseurs, il a l’occasion de centrer en retrait mais privilégie la frappe. Mauvais choix, son tir est hors cadre. Deux minutes plus tard, Slimani croit ouvrir le score de la tête mais il est, à juste titre, signalé hors-jeu. 

L’Allemagne maîtrise le ballon (plus de 60%) et s’installe dans le camp algérien, sans pour autant destabiliser le bloc vert, bien en place. 

Cette domination porte peu à peu ses fruits après la demi heure de jeu. Par Müller d’abord, de la tête (34e), puis Ozil, de loin. Mais le tir du milieu d’Arsenal est repoussé par M’Bolhi (37e). 

Il n’en faut pas plus pour relancer la machine algérienne qui répond immédiatement par Mostefa dont le boulet de canon frôle le poteau de Neuer (39e). Les deux équipes lâchent les chevaux dans les derniers instants de la première mi-temps et M’Bolhi doit à nouveau enfiler le costume de sauveur pour stopper une frappe de Kroos, puis une reprise de Götze (43e).

La seconde mi-temps débute sur les mêmes bases. La partie de billard est repartie et le jeu va d’un but à l’autre, sans temps-mort. L’Allemagne par Schürrle (48e) et Lahm (55e) se rapproche et règle la mire mais les Fennecs donnent tout et continuent à pousser par des contres dangereux. Mais restent maladroits dans le dernier geste. 

Les minutes passent et les deux sélections semblent au bord du KO. L’Allemagne est tout proche d’éteindre l’Algérie. Après un numéro de Muller côté droit, le centre du Bavarois atterrit sur la tête de Schweinsteiger qui se heurte à M’Bolhi (79e). 

Une Madjer douche les espoirs algériens

L’Algérie a un monstre dans ses buts et les Allemands vont s’en rendre compte une fois de plus lorsque le portier des Verts réalise une merveille de parade sur une tête de Muller (80e).  Les coéquipers de Lahm donnent tout dans les dernières minutes sans faire rompre l’Algérie qui arrache finalement la prolongation. Et le droit d’y croire.

Seulement, face au réalisme allemand, le rêve algérien s’éloigne lorsque Schürrle dévie le centre de Müller d’une… Madjer, dès l’entame des prolongations (92e). Le courage des Fennecs ne suffira pas pour revenir malgré les différentes opportunités. Ozil attend la 120e pour mettre un point final au parcours de l’Algérie dans ce Mondial brésilen.

La réduction du score de Djabou, quelques seconde plus tard récompense l’abnégation et la superbe prestation des Verts. Mais elle n’ôtera pas le goût amer de cette élimination. La revanche sur l’Allemagne était si proche. L’aventure, elle, restera si belle. 

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