Football – CHAN-2018 : les quatre sélectionneurs à suivre

Lors du match Zambie - Ouganda, le 13 janvier au Maroc pour le CHAN-2018?. © DR / CAF

Le Championnat d’Afrique des Nations (CHAN), a débuté au Maroc ce 13 janvier. Il se déroule jusqu’au 4 février. L’occasion d’observer quelques-uns des sélectionneurs parmi les seize concernés.

• Guinée : Kanfory Lappé Bangoura, le stratège offensif

Dans les tribunes des supporteurs de la Guinée, lors du CHAN-2018. © DR / CAF

Nommé en juillet 2016 après le décevant passage de Luis Fernandez sur le banc du Sily national, Kanfory Lappé Bangoura cumule les fonctions de sélectionneur de l’équipe A et de l’équipe locale.

En 2016, il avait atteint les demi-finales du CHAN au Rwanda face à la RDC, le futur vainqueur (1-1, 4-5 aux t.a.b). Bien côté dans son pays, où il a notamment entraîné Horoya AC, Satellite FC et l’AS Kaloum et où il a été l’adjoint de Michel Dussuyer et de Fernandez, Bangoura a qualifié le Sily local notamment grâce à quelques performances spectaculaires, contre la Guinée Bissau (3-1, 7-0) et surtout au Sénégal (5-0 à Conakry) après une défaite à Dakar (1-3).

Bangoura, qui aime faire pratiquer à ses équipes un football offensif, a pourtant été contesté en septembre dernier, après une défaite face à la Libye (0-1) en qualifications pour la Coupe du Monde 2018, puis contre la Tunisie (1-4) un mois plus tard.

Antonio Souaré, le président de la fédération guinéenne, lui a finalement maintenu sa confiance. Mais une contre-performance au Maroc lors du CHAN, dans un groupe compliqué où figurent, outre le pays organisateur, le Soudan et la Mauritanie, pourrait lui coûter sa place. La défaite face au Soudan (1-2) lors de la première journée le met un peu plus sous pression…

• Cameroun  : Rigobert Song, le monument de retour

Rigobert Song, ex-footballeur et capitaine de la sélection camerounaise de football. © Frank Augstein/AP/SIPA

Ce monument du football camerounais (137 sélections entre 1993 et 2010) et africain, deux fois vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations (2000 et 2002), notamment passé par des clubs comme Liverpool et Galatasaray Istanbul, a frôlé la mort à l’automne 2016.

Le 2 octobre de cette année, l’ancien capitaine des Lions Indomptables a été victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) à son domicile de Yaoundé.

Rapidement transféré en France, « Rigo » a  pris le temps de se soigner et de se reposer. Une fois remis sur pied, bien que légèrement amaigri, Song a retrouvé sa place sur le banc de touche de la sélection locale, le temps d’assurer une tranquille qualification face aux insulaires de Sao Tome e Principe (2-0, 2-0).

Au Maroc, le Cameroun est considéré comme un outsider, un statut renforcé par la personnalité de son coach, compétiteur né et dont la carrière de technicien ne fait que commencer.

• Maroc : Jamal Sellami, le technicien ambitieux

Lors du match Maroc – Mauritanie, au Maroc, pour le CHAN-2018 ce 13 janvier. © DR / CAF

A 47 ans, Jamal Sellami incarne, avec notamment Walid Regragui, le coach du FUS Rabat, une nouvelle génération de techniciens. Cet ancien international (30 sélections), qui a disputé la Coupe du Monde 1998 en France, a logiquement entamé sa reconversion sur les bancs de touches après une carrière qui l’a mené au Raja Casablanca, au Moghreb de Fès et en Turquie (Besiktas Istanbul).

L’ancien milieu de terrain, d’abord coach adjoint au Raja, a vécu sa première expérience en solo au Difaâ El Jadida (2008-2010), avant de passer par le staff des Lions de l’Atlas, puis de s’installer sur les bancs du Hassania Agadir (2010-2011), du Fus Rabat (2011-2014) et de nouveau d’El Jadida.

En 2016, la fédération marocaine a décidé de lui confier la direction de l’équipe locale, en remplacement du très expérimenté Mhamed Fakir. En se qualifiant pour la phase finale face à l’Egypte (1-1, 3-1), alors que celle-ci ne soit attribuée au Maroc après le retrait de l’organisation la compétition au Kenya, Sellami a rempli le second objectif.

Le second, il l’a annoncé lui-même : gagner le CHAN devant le public marocain. Lequel n’aurait pas accepté un discours moins ambitieux. Pour son entrée dans la compétition, le Maroc s’est placé sur les bons rails en pulvérisant la Mauritanie (4-0).

• Côte d’Ivoire : Ibrahima Kamara, l’espoir des Éléphants

Lors du match Côte d’Ivoire – Namibie, au Maroc, lors de l’ouverture du CHAN-2018. © DR / CAF

Depuis le départ de Marc Wilmots après l’élimination des Éléphants de la Coupe du Monde 2018 par le Maroc, l’ancien défenseur de la Stella Abidjan et de l’Africa Sports est présenté comme le possible futur sélectionneur de la Côte d’Ivoire. Un poste qu’il avait occupé brièvement en juin et juillet 2015, entre le départ d’Hervé Renard, dont il était l’adjoint, et la nomination de Michel Dussuyer, qui le conservera dans son staff.

Kamara (51 ans), champion d’Afrique avec les moins de 20 ans en 2010, a hérité de la sélection des moins de 23 ans A et des locaux, qu’il a qualifiés – dans la douleur – pour le CHAN face au Niger (1-2, 1-0) grâce à un but inscrit dans les ultimes instants d’un interminable temps additionnel.

Lors du tirage au sort, les Ivoiriens ont hérité de la Zambie, de l’Ouganda et de la Namibie. Des adversaires certes à leur portée, mais difficiles à manier : cela s’est vu dimanche face aux Warriors namibiens (0-1). Si la Côte d’Ivoire se comporte bien au Maroc, Kamara y sera forcément pour quelque chose. Et sa cote, obligatoirement, grimpera en flèche…

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