RDC : l’ambassadrice Nikki Haley « absolument horrifiée » par la répression du 31 décembre

Par Jeune Afrique

Nikki Haley, ambassadrice des États-Unis à l'ONU avec Mgr Fridolin Ambongo, à Kinshasa le 27 octobre 2017. © John Bompengo/AP/SIPA

L’ambassadrice américaine auprès des Nations unies a condamné mardi les violences policières du 31 décembre, qui ont fait au moins cinq morts selon l'ONU.

« Entendre des rapports de brutalités et de cruautés envers des civils innocents et des enfants dans des lieux sacrés est absolument horrifiant », a déclaré Nikki Haley dans un communiqué diffusé neuf jours après la répression des marches de la Saint-Sylvestre.

« Le président Kabila doit rendre ses forces de sécurité responsables, respecter les droits de l’Homme de ses citoyens, et respecter son engagement de quitter le pouvoir, conformément à la Constitution congolaise, après les élections en décembre 2018 », a tonné l’ambassadrice.


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L’ONU réclame des enquêtes

Nikki Hay s’exprimait en marge d’une réunion mardi 9 janvier du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la situation en RDC. Devant les membres du cénacle onusien, le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a appelé pour sa part les autorités congolaises à diligenter « des enquêtes » pour traduire en justice les auteurs de violences le 31 décembre.

Selon un communiqué du Comité laïc de coordination (CLC), à l’initiative des marches du 31 décembre, une messe est prévue vendredi 12 janvier à la cathédrale Notre Dame du Congo « en mémoire de nos frères et sœurs victimes de cette répression sauvage ». Elle sera assurée par le cardinal Laurent Monsengwo, qui avait qualifié la répression policière de « barbarie ».

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