Tunisie : les États-Unis nomment Ouanes El Fekih comme planificateur de l’attentat du Bardo

Un barrage de police, à Tunis, le 18 mars 2015 (Illustration). © Christophe Ena/AP/SIPA

Le département d'État a placé jeudi trois ressortissants tunisiens dans sa liste de terroristes. Le communiqué évoque l'attentat du Bardo perpétré en 2015.

Le département d’État américain a enregistré ce jeudi 4 janvier trois nouveaux noms dans sa liste de terroristes. Des Tunisiens : « Muhammad al-Ghazali, Abukar Ali Adan, et Wanas al-Faqih », le nom de ce dernier étant plus souvent orthographié Ouanes El Fekih, en Tunisie. Ouanes El Fekih est aujourd’hui retenu en détention en Tunisie. Recherché par le ministère de l’Intérieur tunisien, il avait été livré par les autorités nigériennes en janvier 2017.

Le communiqué du département d’État, publié le 4 janvier, pointe du doigt les relations entre les trois hommes et le réseau d’Al-Qaïda, notamment sa branche maghrébine, Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Concernant Ouanes El Fekih, le communiqué précise : « […] associé à AQMI, il a planifié l’attentat du Musée du Bardo du 18 mars 2015 à Tunis, en Tunisie, qui a fait au moins 20 morts. »

Attaque revendiquée par Daesh

Peu de temps après l’attentat du Bardo, les avis divergeaient quant à savoir quelle organisation s’en était rendue coupable. Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini imputait dès mars 2015 l’attaque à Daesh. Différents analystes y voyaient plutôt la main de la Katiba Oqba Ibn Nafi’, tandis que le gouvernement tunisien concédait se pencher sur les affiliations ou les allégeances possibles des tireurs. Daesh avait de son côté revendiqué l’attaque.

La Katiba Oqba Ibn Nafi’, proche d’Al-Qaïda avait de son côté menacé la Tunisie quelques temps avant l’attentat du Bardo, par la voix de Ouanes El Fekih. Ce dernier avait été militant d’Ansar al-Charia, organisation classée terroriste par Tunis, et avait effectué un court passage en prison après la révolution, avant d’être relâché.

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