Elections

Liberia : Joseph Boakai reconnaît sa défaite à la présidentielle

Joseph Nyuma Boakai, vice-président libérien, le 5 août 2014. © AP/Sipa/Susan Walsh)

En n’ayant récolté que 38,5 % des voix, le vice-président sortant a été largement battu par George Weah. Ce vendredi 29 décembre, il a appelé son adversaire pour le féliciter.

Moins de 24 heures après la proclamation des résultats provisoires par la commission électorale libérienne, Joseph Boakai a reconnu sa défaite à l’élection présidentielle, ce vendredi 29 décembre, dans un discours prononcé au siège de son parti (en bas de l’article).

« J’ai appelé l’ambassadeur George Manneh Weah de la coalition pour le changement démocratique (CDC) pour le féliciter pour sa victoire annoncée à l’élection présidentielle. Je lui ai aussi assuré de ma disponibilité pour l’aider dans toute tâche qui pourrait être bénéfique à notre pays », a-t-il solennellement déclaré.

J’accepte solennellement les résultats des élections

« Moi, Joseph Nyuma Boakai, homme de paix et d’humilité, patriote, j’accepte solennellement les résultats des élections tels qu’annoncés par la commission électorale », a-t-il poursuivi, appelant à la réconciliation et la paix dans le pays. Avec cette déclaration, le vice-président sortant du pays semble écarter la possibilité de nouveaux recours.

Pas de recours annoncés

Après le premier tour, Joseph Boakai s’était en effet associé à une procédure déposée devant la cour suprême par Charles Brumskine, le candidat arrivé troisième. Les deux hommes dénonçaient des fraudes commises pendant le premier tour et des irrégularités dans les listes électorales. Une procédure qui avait mené à un report du second tour de sept semaines.

Selon les résultats provisoires annoncés par la commission électorale libérienne le 28 décembre au soir, Joseph Boakai a recueilli 38,5 % des voix, contre 61,5 % pour son adversaire, George Weah. Vice-président du pays depuis 2005, il était à 73 ans le candidat du parti de l’Unité (UP), mais n’a pu compter sur le soutien d’Ellen Johnson Sirleaf, la chef d’État sortante, soupçonnée d’aider ses adversaires.

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