Mondial 2022 au Qatar : Bin Hammam, montré du Doha !

Par Jeune Afrique

Bin Hammam promet transparence et confiance. © FABRICE COFFRINI/AFP

L'homme d'affaires qatari Mohamed Bin Hammam est soupçonné d'être le cerveau d'un système de corruption particulièrement sophistiqué qui aurait permis l'attribution par la Fifa du Mondial 2022 au Qatar.

il apparaît vêtu d’un costume bien taillé ou de la traditionnelle dishdasha. Mohamed Bin Hammam, 65 ans, a fait fortune dans le bâtiment dans les années 1970 avant de s’immiscer dans les arcanes du football régional, puis international. Il dirige depuis neuf ans la stratégique Confédération asiatique de football lorsqu’il fait campagne pour succéder à Sepp Blatter à la présidence de la Fifa. À l’époque, le candidat n’hésite pas à promettre "plus de transparence" et met l’accent sur un rétablissement de la "confiance". C’était en 2011.

Mais c’est dès 2008 que celui qui était alors vice-président de la Fifa aurait puisé allègrement dans une caisse noire constituée ad hoc et distillé des millions de dollars dans les poches de responsables du football africain. Des sommes qui auraient notamment servi à octroyer des votes de soutien au Qatar pour l’organisation du Mondial 2022, selon le Sunday Times. Il dément aujourd’hui les accusations de la presse anglo-saxonne, tout comme le Qatar. Mais sa crédibilité est largement écornée…

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En juillet 2012, lui et son compatriote et affidé Najeeb Chirakal, qui a refusé de collaborer avec les enquêteurs de la Fifa, se voient interdire par la Commission d’éthique de l’organisation d’occuper toute fonction liée au football. Accords secrets, corruption, chantage et achats de votes… Pour le Sunday Times, Mohamed Bin Hammam a été le maître à penser et le chef d’orchestre d’une campagne illégale pour s’accaparer la Coupe du monde 2022.

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