Libye : l’Italie dit espérer un retour à la stabilité en 2018

Par AFP

Le chef du gouvernement d'union nationale Fayez al-Sarraj à Tripoli le 31 mars 2016. © Mohamed Ben Khalifa/AP/SIPA

Le chef de la diplomatie italienne a dit espérer un retour à la stabilité en Libye en 2018, deux jours après que son homologue français a appelé à des élections rapides pour sortir le pays du chaos.

S’exprimant brièvement devant des journalistes à l’issue d’une visite à Tripoli, Angelino Alfano a indiqué avoir eu des discussions « riches et importantes » avec les responsables libyens, dont le chef du gouvernement d’union nationale (GNA), Fayez al-Sarraj.

Il a rappelé que l’Italie était le seul pays occidental à avoir rouvert son ambassade en Libye, fermée en 2015 comme toutes les autres ambassades occidentales, en raison des violences.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait souligné jeudi la nécessité de l’application rapide d’un plan de l’ONU qui prévoit notamment un référendum sur la Constitution et la préparation d’une loi électorale, avant la tenue d’élections en 2018 à une date non précisée.

L’Italie fournit un assistance technique à la marine et aux garde-côtes libyens

Au cours de sa visite, M. Alfano est monté à bord d’un navire de la marine italienne dans le port de Tripoli.

Le personnel de ce navire fournit une assistance technique à la marine et aux garde-côtes libyens dans leur lutte contre l’immigration clandestine, selon Rome.

La coopération entre les deux pays dans ce domaine est régulièrement critiquée par des organisations de défense des droits de l’Homme.

L’Italie s’est défendue en novembre après les accusations de l’ONU jugeant « inhumaine » la coopération avec Tripoli pour bloquer les migrants en Libye, en appelant à un plus fort engagement international sur ce dossier.

Ces accusations ont été suivies par un reportage de la chaîne américaine CNN montrant des migrants « vendus aux enchères » en Libye, suscitant une vague d’indignation dans le monde.

Depuis, les autorités libyennes se défendent en rappelant le poids que les flux de migrants fait porter à leur pays ébranlé par les crises politiques, l’insécurité et de graves difficultés économiques depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

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