Diplomatie

Djibouti renforce ses liens avec la Turquie

Recep Tayyip Erdogan, président turc, et Ismail Omar Guelleh, président djiboutien, lors de la visite offoicielle de ce dernier le mardi 18 décembre 2017 à Ankara. © DR / Photo mise à disposition par la présidence de Djibouti.

Pour sa première visite d'État en Turquie, lors de laquelle il a été accueilli par Recep Tayyip Erdogan, en début de semaine, Ismaïl Omar Guelleh, le président djiboutien, avait pour objectif de renforcer encore un peu plus les liens déjà tissés entre les deux pays depuis plusieurs années. Une série d'accords ont été signés.

Mardi 19 décembre, Ismaïl Omar Guelleh (IOG), le président djiboutien, a effectué une visite d’État de 48 heures à Ankara, répondant à l’invitation de son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan. Après la visite d’usage rendue au mausolée d’Ataturk, le père de la Turquie moderne, les deux chefs d’État ont eu un entretien à huis clos durant lequel de nombreuses questions bilatérales et multilatérales ont pu être abordées, notamment en matière de coopération économique, sanitaire et militaire.

Décidé à « accélérer la cadence » sur ces dossiers, IOG était d’ailleurs accompagné de ses ministres de l’Économie et des Finances, Ilyas Moussa Dawaleh, de la Santé, Djama Elmi Okieh et de la Défense, Ali Hassan Bahdon.

Un littoral djiboutien convoité

Cette visite officielle, la première du président djiboutien en Turquie, doivent renforcer un peu plus les liens tissés entre les deux pays ces dernières années. La venue du président Erdogan à Djibouti en 2015, avait été l’occasion de signer les premiers accords de coopération entre les deux pays, symbolisés par l’impressionnante mosquée, actuellement en construction le long de la baie de Djibouti-ville.


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Se souvenant qu’avant l’arrivée des Français au XIXème siècle, les Turcs tenaient toute la côte, Recep Erdogan veut faire de Djibouti sa porte d’entrée privilégiée vers le continent africain. À l’exemple de la Chine.

Le chantier de la zone économique spéciale, installée à proximité du port, continue d’avancer, le président turc demandant même une extension aux 5 000 hectares déjà convenus en 2015.

Une quarantaine de protocoles d’accords ont été signés, dont la construction d’un barrage hydraulique à Ambouli, près de l’aéroport, pour y développer l’agropastoralisme. La coopération turque va également renforcer sa participation dans les différents projets géothermique, actuellement en cours à travers le pays.

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