RDC : Khiller Mubambe, proche de Moïse Katumbi, « enlevé » à Likasi, selon son parti

Moïse Katumbi, à Paris en juillet 2016. © Vincent Fournier/JA

Le Parti national pour la démocratie et le développement (PND) a indiqué mercredi sur Twitter que Khiller Mubambe, son représentant à Likasi, dans le sud de la RDC, a été enlevé la veille par des hommes en uniforme. L'entourage de ce proche de l'opposant Moïse Katumbi exige sa libération.

Où est détenu Khiller Mubambe ? Toute la nuit du mardi 19 au mercredi 20 décembre, les proches et la famille du président sous-fédéral du Parti national pour la démocratie et le développement (PND) à Likasi, dans le Haut-Katanga, ont tenté de répondre à la question. En vain.

« Des forces de l’ordre sont venus l’arrêter devant sa résidence et l’ont emmené. Depuis on ne sait pas ce qui lui est arrivé », raconte à Jeune Afrique un collaborateur inquiet de celui qui est également « président sectionnaire » du TP Mazembe, club de football de Moïse Katumbi.

Son arrestation serait-il liée à sa proximité avec l’opposant et ancien gouverneur de l’ex-Katanga ? Ou y aurait-il un rapport avec la journée des manifestations anti-Kabila interdites dans plusieurs villes du pays ?

« Une certitude : le pouvoir de Kinshasa démontre une fois de plus à la face du monde le sens qu’il accorde à la décrispation politique que tout le monde attend de lui », répond ce proche de Khiller Mubambe qui a requis l’anonymat pour des « raisons de sécurité ».

Khiller Mubambe détenu au secret ?

Sur les réseaux sociaux, le PND confirme l’« enlèvement » de son représentant. Selon cette formation politique, membre de l’Alternance pour la république (AR) qui soutient la candidature de Katumbi à la présidence de la République, Khiller Mubambe « est actuellement détenu aux services spéciaux [de] Likasi ». « Il ne peut pas voir son avocat », dénonce le parti sur son compte Twitter.

Contactée, aucune autorité policière locale n’a voulu ni confirmer ni infirmer l’arrestation et la détention de Khiller Mubambe à Likasi. En attendant, son parti exige sa « libération immédiate ».

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