RDC : très faible mobilisation pour la marche de l’opposition contre le calendrier électoral

Une manifestation d'opposants au président Joseph Kabila à Kinshasa, le 25 septembre 2015. (photo d'illustration) © John Bompengo/AP/SIPA

Dans Kinshasa et les autres grandes villes du pays, l’appel à manifester du Rassemblement – la grande plateforme de l’opposition congolaise – a été très peu suivi ce mardi. Cette mobilisation contre le nouveau calendrier électoral intervenait un an jour pour jour après la fin théorique du second mandat du président Joseph Kabila.

À Kinshasa, la mobilisation du Rassemblement, prévue ce mardi 19 décembre, se serait heurtée aux forces de l’ordre, qui auraient empêché les manifestants de rejoindre leur point de rendez-vous. D’après Augustin Kabuya, porte-parole de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), un de leurs militants aurait été tué par la police dans la commune de Matete, à Kinshasa.

Félix Tshisekedi, le leader du Rassemblement, a indiqué à la presse ne pas avoir réussi à atteindre le lieu prévu du regroupement, à savoir l’Échangeur de la commune de Limete. « On peut perdre une bataille, il ne faut pas perdre une guerre », a-t-il déclaré à propos de la mobilisation de ce mardi.

La veille, André Kimbuta, le gouverneur de Kinshasa, avait opposé une fin de non-recevoir à la demande du Rassemblement de manifester, en arguant que les revendications de l’opposition étaient obsolètes depuis la publication du calendrier électoral par la Ceni.

Des arrestations à Kindu

À Kindu, dans la province du Maniema, les forces de l’ordre ont arrêté des militants de la Lucha. « On ne connaît pas leur nombre exact, mais ils sont au moins une vingtaine », affirme Fred Bauma, l’une des figures du mouvement citoyen. « Même si la Lucha a participé ici et là à des manifestations, elle n’avait pas prévu aujourd’hui de mobilisation au niveau national, explique-t-il. Des actions vont être annoncées pour la fin décembre 2017. »

Dans les autres grandes villes du pays, comme Lubumbashi ou Kananga, l’appel à manifester semble avoir eu un écho très limité, malgré quelques actions éparses. Même chose à Goma, où un important dispositif policier quadrille la ville depuis l’arrivée lundi du président Joseph Kabila pour la conférence des 26 gouverneurs provinciaux.

D’après la presse congolaise, des tentatives de rassemblement ont été observées à Bukavu, dans l’est du pays, ainsi qu’à Mbuji-Mayi (Kasaï), avant d’être dispersées par la police.

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