Société

Egypte : une chanteuse condamnée à deux ans de prison pour un clip jugé indécent

Shyma, chanteuse de 21 ans, dans le clip de sa chanson « Andy Zoroof ». © Capture d'écran YouTube/Shyma

Un tribunal du Caire a condamné mardi une jeune chanteuse égyptienne à deux ans de prison pour "incitation à la débauche", après son apparition dans un clip particulièrement suggestif.

L’histoire a commencé par un simple clip musical. Shyma, chanteuse de 21 ans, apparaît dans le clip de sa chanson « Andy Zoroof » (« J’ai des problèmes »), en multipliant les postures lascives dans ce qui semble être une salle de classe. Elle est ensuite arrêtée le 18 novembre après le dépôt de plaintes contre le clip, selon des sources sécuritaires.

Un tribunal du Caire l’a condamnée mardi 12 décembre à deux ans de prison et à une amende de 10 000 livres égyptiennes (480 euros). Le réalisateur du clip, Mohamed Gamal, a écopé de la même peine, selon la même source. Ils peuvent tous les deux interjeter appel.

La chanteuse n’imaginait pas « que tout cela allait arriver »

La chanteuse, accusée par le journal égyptien Youm 7 de donner « une leçon de dépravation aux jeunes », a affirmé dans une déclaration publiée sur sa page Facebook, ne pas avoir anticipé ces réactions contre son clip. « Je présente mes excuses à tous ceux qui ont été dérangés par le clip et l’ont considéré indécent », avait-elle écrit. Elle ajoutait ne pas « s’être imaginée que tout cela allait arriver » et qu’elle ferait ainsi « l’objet d’une attaque aussi virulente de la part de tout le monde ».

Ce n’est pas la première fois que ce type d’épisode judiciaire se produit en Egypte. Déjà en 2015, un tribunal égyptien avait condamné à un an de prison une danseuse accusée d' »incitation à la débauche » pour un clip suggestif jugé indécent.

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