Côte d’Ivoire : le FMI accorde un prêt de 136,5 millions de dollars

Par AFP

La patronne du FMI, Christine Lagarde, à Washington le 15 janvier 2015. © Alex Brandon/AP/SIPA

Le Fonds monétaire international a annoncé vendredi un prêt de 136,5 millions de dollars en faveur de la Côte d'Ivoire, saluant la solidité de l'activité économique du pays qui a fait face à de fortes tensions sociales.

Ce montant a été accordé dans le cadre de deux accords, l’un sur la facilité élargie de crédit (FEC) et l’autre sur le mécanisme élargi de crédit (MEDC). Il porte le total des montants décaissés à environ 371,3 millions de dollars, a précisé le FMI dans un communiqué.

L’institution de Washington souligne que « les solides politiques mises en oeuvre par les autorités dans le cadre du programme appuyé par le FMI ont contribué à asseoir la confiance des marchés financiers internationaux, ce qui a permis de mener à bien une émission euro-obligataire en juin ».

Une croissance supérieure à 7 % en 2017-2019

Le FMI estime en outre que la croissance du Produit intérieur brut devrait rester supérieure à 7% en 2017-19 et « les risques qui pèsent sur les perspectives sont globalement équilibrés ».

L’inflation devrait par ailleurs rester « modérée » et le déficit budgétaire « maîtrisé à 4,5% du PIB en 2017 ».

Le Fonds estime en outre que les autorités avancent dans la mise en oeuvre des réformes structurelles, en vue notamment de la rationalisation de la chaîne de la dépense, du renforcement de la gestion des investissements et du suivi des risques budgétaires liés aux entreprises publiques.

Des réformes structurelles à poursuivre

Le FMI encourage néanmoins les autorités ivoiriennes à accélérer les réformes structurelles pour poursuivre « un développement économique tiré par le secteur privé, qui permettra de dynamiser la croissance et de renforcer le rôle économique régional du pays ».

La Côte d’Ivoire avait fait face en janvier, puis au printemps, à des mutineries pour des revendications salariales.

Le pays, premier producteur mondial de cacao, a en outre été confronté à une chute des cours de la fève et a dû se résoudre à recourir à des emprunts sous la haute surveillance du FMI.

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