Maroc : le Wydad veut franchir un cap

Les Marocains du Wydad Casablanca après leur victoire face aux Egyptiens d'Al-Ahly en finale de la Ligue des champions d'Afrique, le 4 novembre 2017 à Casablanca . © FADEL SENNA/AFP

Samedi à Abou Dhabi (Emirats arabes unis), le Wydad Casablanca va affronter les Mexicains de Pachuca en quarts de finale de la Coupe du monde des clubs. L’équipe marocaine espère briller dans cette compétition, mais ambitionne surtout de devenir un des poids lourds du football continental.

Cela faisait vingt-cinq ans que le Wydad Casablanca (WAC) courait après une Ligue des champions. L’édition 2017 est venue mettre un terme à cette longue attente, même si entre-temps le club de Casablanca avait remporté la défunte Coupe des vainqueurs de coupes en 2002.

Brillant sur la scène nationale avec quatorze titres (record national), dont le dernier obtenu cette année, et neuf Coupes du Trône, le WAC ambitionne de devenir un des poids lourds du football continental, et de rivaliser avec Al-Ahly, qu’il a dominé en finale de la C1 en novembre dernier (1-1, 1-0), ou le TP Mazembe (RDC).

Le club a les moyens de devenir un mastodonte en Afrique, A. Ouaddou

Selon Abdeslam Ouaddou, l’ancien défenseur des Lions de l’Atlas, le club le plus titré du Maroc (38 trophées) semble être entré dans une logique de modernisation. « Le WAC est, avec le Raja Casablanca, son grand rival, le club le plus populaire du pays. Potentiellement, il a les moyens de devenir un mastodonte en Afrique. Il semble mieux géré depuis deux ou trois ans, mais je pense qu’il pourrait encore se professionnaliser. Il dispose d’un des publics les plus chauds et passionnés d’Afrique. Il a un grand stade. S’il améliore sa formation, ses secteurs administratif et marketing, il y parviendra. Sa victoire en Ligue des champions peut justement l’aider à franchir un cap », assure-t-il.

Budget annuel d’environ 6 millions €

Fondé en 1938, considéré comme le club des classes moyenne et supérieure, le Wydad dispose d’un socle financier confortable, augmenté par les revenus engendrés lors de sa dernière campagne continentale (environ 2,2 millions d’euros). « Il a un budget annuel d’environ 6 millions €, et les meilleurs joueurs peuvent gagner 200 000 € par an, hors primes », explique un agent marocain.

Le club est mieux géré depuis l’arrivée du président Saïd Naciri. Le WAC sait par exemple mieux vendre ses joueurs, comme le Gabonais Malick Evouna, cédé pour près de 2,5 M€ en 2015 au club égyptien Al-Ahly. Et il est capable d’attirer des Franco-Marocains, tel Jamel Aït Ben-Idir, qui avait toujours évolué en Ligue 1 ou en Ligue 2 (Auxerre, Le Havre, Arles-Avignon, Sedan) ou encore Mohamed Aoulad, né en Belgique et arrivé cette année en provenance de Saint-Gilles.

Avec ses nouveaux dirigeants, le WAC a l’air d’être mieux structuré

« Quand j’y suis passé en 2010, le club traversait une période de transition, il semblait à la recherche d’un second souffle. Désormais, avec de nouveaux dirigeants, il a l’air d’être mieux structuré », remarque l’entraîneur français Diego Garzitto, aujourd’hui à la tête d’Al-Ittihad Tripoli (Libye).

En cas de succès face à Pachuca samedi soir, les Marocains retrouveraient le club brésilien du Gremio Porto Alegre en demi-finales, le 12 décembre à Al Aïn. Sinon, ils devront se contenter du match pour la cinquième place face à Urawa Red Diamonds (Japon) ou Al Jazira Club (Emirats arabes unis). Cela n’aurait pas la même saveur…

Déjà 200 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici