Trump isolé comme jamais après avoir reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël

Par Jeune Afrique avec AFP

Donald Trump annonçant reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël le 6 décembre 2017. © Evan Vucci/AP/SIPA

Les alliés des États-Unis au Moyen Orient et les diplomaties européennes ont critiqué la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capital d’Israël. Alors que le département américain a lancé « immédiatement » les préparatifs de déménagement de l’ambassade, le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir en urgence vendredi matin.

La décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël, en rupture avec la politique de ces prédécesseurs, a déclenché la colère des Palestiniens et une vague de protestation bien au-delà du Proche Orient.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a estimé que Washington ne pouvait plus jouer son rôle historique de médiateur de paix avec les Israéliens, dénonçant une décision « déplorable ». Des centaines de palestiniens ont manifesté mercredi soir dans la Bande de Gaza, en brûlant des drapeaux américains et israéliens, ainsi que des portraits de Donald Trump, tandis qu’un rassemblement à Ramallah en Cisjordanie est prévu jeudi 7 décembre.

Critique des alliés traditionnels des États-Unis et des diplomaties européennes

Traditionnel allié des États-Unis au Moyen Orient, l’Arabie saoudite a critiqué « un recul dans les efforts en faveur du processus de paix et une violation de la position américaine historiquement neutre sur Jérusalem. »

La Jordanie, la Turquie, mais aussi la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Union européenne ont publiquement contesté la décision de Donald Trump. Emmanuel Macron qualifie cette décision de « regrettable », et souhaite avant tout éviter les violences.

De son côté, le mouvement islamiste Hamas a décrété qu’avec cette annonce, Donald Trump ouvrait « les portes de l’enfer » pour les intérêts américains dans la région. Quant à l’Iran, il a jugé que la décision de la maison blanche provoquerait une « nouvelle intifada ».

Satisfaction du gouvernement israélien

En revanche, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué le choix « historique » de la présidence américaine, tout en réitérant l’engagement de l’État hébreux à maintenir le « statu quo » sur les lieux saints à Jérusalem alors que le Pape François a fait part de ses craintes.

Peu après l’annonce du président Trump, le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a averti que le département d’Etat allait lancer « immédiatement » les préparatifs du déménagement de l’Ambassade à Jérusalem. Les mesures de sécurités destinées à protéger les Américains au Proche Orient seront renforcée.

Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies a été prévue vendredi 8 décembre au matin, à la demande notamment de l’Égypte, de la France et du Royaume Uni. Pour Richard Haas, du think tank américain Council on Foreign Relations (CFR), « Le risque est que cela exacerbe les tensions et mène à la violence à un moment où il y a plus qu’assez de tension et de violence dans le monde. »

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