Donald Trump : « Il est temps d’officiellement reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël »

Par Jeune Afrique avec AFP

Le président américain Donald Trump lors d'un déjeuner avec des dirigeants africains à New York, le 20 septembre 2017. © Evan Vucci/AP/SIPA

Le président des Etats-Unis a reconnu mercredi Jérusalem comme capitale d'Israël. Une rupture spectaculaire avec la politique de ses prédécesseurs qui suscite une vague de réprobation et de craintes d'une possible flambée de violence.

« Il est temps d’officiellement reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël », a lancé Donald Trump lors d’une brève allocution depuis la Maison Blanche au cours de laquelle il a insisté sur sa volonté de « reconnaître une réalité ».

« Les Etats-Unis restent déterminés à aider à faciliter un accord de paix acceptable pour les deux parties », a-t-il martelé, s’efforçant d’adopter une tonalité conciliante après cette décision extrêmement controversée.

« J’ai l’intention de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider à sceller un tel accord », a-t-il encore dit au pupitre, debout devant un portrait de George Washington.

Trump accuse ses prédécesseurs d’avoir manqué de « courage »

Défendant une décision qui aurait du être prise « depuis longtemps », M. Trump a aussi égratigné ses prédécesseurs qui « n’ont pas fait ce qu’ils avaient dit », peut-être selon lui par manque de « courage ».

Avec cette décision historique qui marquera son mandat, le 45e président des Etats-Unis tient l’une de ses promesses emblématiques de campagne. Mais il s’isole encore un peu plus sur la scène internationale et prend le risque d’anéantir les timides espoirs de reprise des discussions de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Cette déclaration « détruit » la solution dite à deux Etats, a immédiatement réagi l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), tandis le mouvement islamiste palestinien Hamas affirmait qu’elle ouvrait « les portes de l’enfer » pour les intérêts américains dans la région.

Netanyahu salue un jour « historique »

Toute reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël est un casus belli pour les dirigeants palestiniens, qui revendiquent Jérusalem-Est, occupée puis annexée par Israël, comme la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à la tête du gouvernement considéré comme le plus à droite de l’histoire d’Israël, a salué un jour « historique » réaffirmant par ailleurs l’engagement israélien à maintenir le « statu quo » sur les lieux saints à Jérusalem.

Le président français Emmanuel Macron a lui qualifié cette décision de « regrettable » et appelé à « éviter à tout prix » les violences.

La Turquie a de son côté stigmatisé une décision « irresponsable ». Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait déjà annoncé son intention de réunir un sommet des dirigeants des principaux pays musulmans le 13 décembre à Istanbul.

Avant même son discours, des dirigeants du monde entier avaient appelé le locataire de la Maison Blanche à peser ses mots et mesurer les conséquences de ses actes, tant Jérusalem est un chaudron diplomatique.

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