Côte d’Ivoire : les cours de nouveau perturbés dans les établissements scolaires de Korhogo

Par Jeune Afrique avec AFP

Début février, un appel à la grève dans les universités ivoiriennes avait été lancé par la fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire. Ici, l'université Felix Houphouet Boigny d'Abidjan, à Cocody. © Olivier / Jeune Afrique

Pour protester contre leurs mauvaises conditions de travail, élèves et étudiants ont perturbé mardi les cours dans les établissements scolaires de Korhogo, quatrième ville du pays.

À coups de pierres et de gourdins, des élèves et étudiants ont délogé des enseignants et d’autres élèves des lycées et collèges de la ville, conduisant à l’arrêt des cours. Un véhicule de police a été endommagé par des jets de pierres.

Les protestataires, qui se réclamaient de la puissante Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci), dénonçaient notamment le manque de tables et bancs au lycée Dominique Ouattara de la ville.

« Trop c’est trop »

« L’insuffisance de tables-bancs au lycée Dominique Ouattara a été signalée en début d’année scolaire auprès des autorités (…), mais mes élèves continuent de s’asseoir trois par tables-bancs (au lieu de deux, ndlr), d’autres s’assoient sur les murs aux entrées des classes et des fenêtres… Ce n’est pas normal », a dénoncé Amara Coulibaly, élève en classe de terminale.

« Trop c’est trop ! Nous manifestons en perturbant les cours et en chassant les élèves des autres établissements scolaires, car nous ne voulons plus continuer l’année scolaire dans ces conditions difficiles », a renchéri Tenena Soro, lui aussi en terminale.

Des incidents en octobre dernier

Une délégation a été reçue par le secrétaire général de la préfecture de Korhogo, Diandé Lorg Abou Bechir, qui a promis des bancs pour la semaine prochaine.

En octobre, des manifestants avaient déjà perturbé les cours et paralysé le principal axe routier du nord du pays, après la mise à sac de plusieurs établissements en raison d’un conflit foncier complexe.

Créée en 1990 à l’avènement du multipartisme, la Fesci, vue comme une milice par ses plus farouches détracteurs, a été accusée par le passé par des ONG nationales et internationales de violences à l’égard des opposants à l’ancien président Laurent Gbagbo, ainsi que de racket en milieu étudiant. Les responsables de la Fesci ont toujours démenti.

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