Maroc : un haut fonctionnaire condamné à dix mois de prison pour corruption

Par Jeune Afrique avec AFP

Un haut fonctionnaire marocain a été condamné mardi 5 décembre 2017 à dix mois de prison ferme pour corruption. © Jean-Francois Badias/AP/SIPA

Poursuivi dans une affaire de corruption liée à l'attribution d'un marché public, l'ancien patron de l'Agence nationale de l'assurance-maladie (ANAM) a écopé mardi d'une peine de dix mois de prison ferme.

Hazim Jilali avait fait l’objet d’une plainte après avoir réclamé des pots-de-vin pour l’attribution d’un marché public. Dans la foulée, il avait été interpellé et placé en détention en juin dernier à la prison de Salé, près de Rabat.

Un ancien journaliste dans le banc des accusés

Mardi, il a été condamné par la chambre criminelle de première instance à Rabat à deux ans de prison, dont 10 mois ferme.

Dans le banc des accusés figurait également un ancien journaliste de la première chaîne de télévision publique, reconverti en dirigeant d’une agence de communication. Il a écopé pour sa part de 2 ans de prison, dont 6 mois ferme, dans la même affaire.

Une « stratégie nationale » contre la corruption

La corruption est un mal endémique dans le royaume chérifien, classé 90e sur 176 pays dans le dernier indice mondial sur la perception de la corruption, établi par l’ONG Transparency International.

Pour endiguer ce fléau, le Maroc s’est doté d’une « stratégie nationale » de lutte contre la corruption. Un numéro vert et un site internet ont été créés pour permettre aux Marocains de dénoncer les actes de corruption de façon anonyme. Depuis, les annonces d’arrestations et de condamnations pour corruption sont de plus en plus fréquentes.

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