L’attentat du 14 octobre en Somalie a fait 512 morts, selon un nouveau bilan

Par AFP

Des Somaliens transportent le corps d'une victime de l'attentat de Mogadiscio le 15 octobre 2017. © Farah Abdi Warsameh/AP/SIPA

L'attentat le plus meurtrier de l'histoire de la Somalie a fait jusqu'à 512 morts, le 14 octobre dernier, lorsqu'un camion piégé a explosé à Mogadiscio, a annoncé samedi un comité travaillant sur les victimes de cette attaque.

Le dernier bilan publié fin octobre faisait état de 358 morts. Cet attentat n’a pas été revendiqué, mais les autorités n’ont aucun doute que les shebab sont derrière cette attaque.

Le nombre de personnes touchées par cet attentat est « de 869 dont 512 sont décédées, 295 blessées. Il y a 70 autres personnes pour lesquelles nous ne savons pas si elles sont mortes ou portées disparues », a déclaré samedi à l’AFP Abdulahi Mohamed Shirwac, président du comité des opérations d’urgence en Somalie.

Ce comité, composé de onze membres, avait été mis en place en octobre suite à l’attentat qui a ensanglanté Mogadiscio.

Les shebab, affiliés à el-Qaëda, contrôlent toujours de vastes zones rurales. Ils mènent souvent des attaques notamment contre les hôtels et les restaurants de la capitale.

Les États-Unis ont intensifié leurs opérations en Somalie ces dernières semaines, accélérant notablement le rythme de leurs attaques de drones contre les islamistes locaux, les shebab et les jihadistes du groupe État islamique (EI).

Ces frappes sont désormais quasi-quotidiennes.

Fin mars, le président américain Donald Trump avait étendu les pouvoirs donnés aux militaires américains pour mener des frappes dans ce pays de la Corne de l’Afrique miné par la guérilla des shebab, qui ont juré la perte du fragile gouvernement central soutenu par la communauté internationale et par les 22 000 hommes de la force de l’Union africaine (Amisom).

Depuis, le Pentagone a élargi sa lutte contre l’EI à tous les pays où ses combattants peuvent trouver refuge.

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