Cameroun : quatre militaires tués dans dans le sud-ouest anglophone par des séparatistes présumés

Par Jeune Afrique avec AFP

Scène de rue à Bamenda, épicentre de la contestation anglophone au Cameroun. © Dada dada/CC/Wikimedia commons

Quatre militaires camerounais ont été tués dans la nuit du 28 au 29 novembre dans le Sud-Ouest anglophone lors d'une attaque attribuée à des séparatistes présumés.

Quatre militaires ont été tués vers 2 heures du matin dans la zone de Mamfe, dans la province du Sud-Ouest, sans qu’on sache les circonstances exactes de leur mort. Ce nouvel incident porte à huit le nombre de militaires camerounais tués dans les zones anglophones en moins d’un mois, dans des attaques attribuées par le gouvernement aux séparatistes anglophones.

La sécurité dans ces régions, en proie à une grave crise socio-politique depuis un an, s’est considérablement dégradée en quelques semaines.

Crainte d’une insurrection armée

Des observateurs ont exprimé leur crainte de voir la crise tourner à l’insurrection armée, alors que les leaders séparatistes en exil appellent ouvertement à « l’autodéfense » et à l’action armée pour faire face à la « répression » menée ces derniers mois par les autorités camerounaises.

Les séparatistes appellent également à combattre ce qu’ils qualifient de « force d’occupation », à savoir les milliers de policiers et soldats déployés sur place.

Couvre-feu nocturne, restrictions de mouvement et sévères mesures de contrôle des armes à feu ont été imposées par les autorités dans plusieurs localités de la région pour tenter de juguler la montée des violences. Les militaires mènent également des fouilles, des opérations de sécurisation et des perquisitions dans les bastions sécessionnistes.

Déjà 200 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici