Crise anglophone au Cameroun : le SDF lance un blocus de l’Assemblée nationale

Les députés SDF provoquent une suspension à l'Assemblée nationale, le 23 novembre. © DR

La crise anglophone s’est invitée jeudi à l’Assemblée nationale camerounaise. Les députés du Social democratic front (SDF, opposition), ont provoqué la suspension de la séance en réclamant « l’ouverture d’un dialogue inclusif » sur la situation dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.

Alors que le rapporteur de la commission des Finances achevait sa présentation d’un projet de loi qu’était venu défendre le ministre des Finances Alamine Ousmane Mey, un député du Social democratic front (SDF) a pris la parole et prononcé un discours portant sur un tout autre sujet : la crise anglophone.

Dénonçant le manque d’engagement de l’Assemblée nationale dans les troubles qui agitent les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, le parlementaire a provoqué l’ire de ses collègues du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). Ceux-ci ont vivement protesté et ont commencé à quitter l’hémicycle, alors que le président de l’Assemblée suspendait la séance.

Chants hostiles au pouvoir

Les députés SDF ont ensuite entamé des chants hostiles au pouvoir et notamment au chef de l’État, Paul Biya. Ils ont par ailleurs décidé de ne plus participer aux travaux de l’Assemblée.

« Il n’y aura aucune délibération, aucune plénière. Nous exigeons avant toute chose l’ouverture d’un dialogue inclusif sur la crise anglophone », a expliqué Jean-Michel Nintcheu, député SDF du Littoral.

Les députés du parti d’opposition avaient déjà la cérémonie d’ouverture de la session parlementaire, mardi 14 novembre.

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