Crainte de sécheresse au Maroc : le roi ordonne une « prière pour la pluie »

Par Jeune Afrique

Des fidèles prient dans la mosquée de Mansouria, près de Casablanca, en août 2017. © Mosa'ab Elshamy/AP/SIPA

Le roi du Maroc a demandé que des « prières rogatoires pour la pluie » soient exécutées dans tout le royaume chérifien ce vendredi 24 novembre, a annoncé le ministère des Habous et des Affaires islamiques ce 22 novembre.

Cette décision intervient alors que les précipitations sont absentes au Maroc des dernières semaines, faisant craindre une sécheresse. La monarchie suit en cela une tradition qu’elle fait remonter au prophète Mahomet, fondateur de l’islam, chaque fois que les précipitations se font rares. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le roi Mohamed VI lance un appel à effectuer la « salat al-istisqa», la prière pour la pluie. Il y a déjà eu recours à plusieurs reprises à l’hiver 2015-2016, en raison d’une d’une sécheresse qui l’avait d’ailleurs contraint à lancer un plan d’urgence en janvier 2016.

Au Maroc, pays historiquement agricole, la pluie est un sujet politique qui a toujours été suivi de près par le Palais. L’agriculture a un poids économique et social colossal. Elle représente 14,6 % du PIB du pays et près de 40% de l’emploi, dont 75% en milieu rural.

« Coïncidence »

Début novembre, la Tunisie avait organisé une initiative similaire : le ministère des Affaires religieuses y avait en effet demandé la tenue d’une prière pour la pluie, comme il l’avait déjà fait en 2016, par exemple. Sauf que cette demande intervenait juste au moment où les services météorologiques annonçaient des précipitations, relève le site web Tunisie Numérique.

Une « coïncidence » qui n’avait pas échappé à certains internautes tunisiens, lesquels n’ont pas manqué de le faire remarquer, notamment sur le réseau social Twitter.

Déjà 200 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici