Embuscade meurtrière au Niger : des enquêteurs américains sur place

Par Jeune Afrique avec AFP

Des soldats tchadiens, nigériens et américains s'entraînent lors d'un exercice au Tchad, en 2015. © Jerome Delay/AP/SIPA

Des enquêteurs américains se sont rendus le 12 novembre dans le village du Niger où quatre soldats américains ont été tués début octobre lors d'une embuscade tendue par des islamistes armés.

Une équipe d’enquêteurs américains et nigériens s’est rendue dans le village de Tongo Tongo, au Niger, le 12 novembre pour avoir une meilleure idée de l’embuscade du 4 octobre, du lieu de l’attaque et des lieux environnants.

« Cette mission a permis aux enquêteurs de rassembler des informations et de déterminer les faits liés à l’embuscade », selon le commandement américain pour l’Afrique (Africom). Les conclusions de cette enquête dirigée par le général Roger Cloutier, chef d’état-major de l’Africom, ne seront pas publiées avant janvier 2018.

L’accrochage s’était produit le 4 octobre en milieu de matinée. Une patrouille de reconnaissance composée de douze soldats américains des forces spéciales et trente soldats nigériens revenait du village de Tongo Tongo, situé à une centaine de kilomètres de Niamey, près de la frontière avec le Mali.

Discrétion du Pentagone

Ils ont été attaqués par un groupe d’une cinquantaine de combattants affiliés au groupe État islamique (EI) équipés d’armes automatiques, de grenades et de véhicules armés. L’armée française avait envoyé une patrouille de Mirage 2000 à leur rescousse mais elle n’avait pu bombarder les islamistes en raison de l’imbrication des forces au sol.

L’un des soldats américains tués, le sergent La David T. Johnson, 25 ans, dont la veuve avait reçu un coup de fil controversé du président Donald Trump, aurait été pris en otage et exécuté par les islamistes lors de cette attaque, selon le Washington Post. Il a été retrouvé les mains liées et avec une blessure profonde à la nuque.

De nombreux détails ont circulé dans les médias américains sur cet incident, mais le Pentagone est resté jusqu’ici très discret sur les circonstances de l’embuscade et la nature de la mission qui avait été confiée à l’équipe des forces spéciales.

Déjà 200 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici