Maroc : deux militants du Hirak condamnés à 20 ans de prison ferme

Par Jeune Afrique avec AFP

Un manifestant du Hirak déploie le drapeau berbère devant les forces de l'ordre, lors de la grande marche du 20 juillet 2017 à Al-Hoceïma, dans le nord du Maroc. © Therese Di Campo/AP/SIPA

La justice marocaine a condamné deux militants du mouvement de contestation dans la région du Rif (Nord) à 20 ans de prison ferme pour avoir "incendié volontairement" un bâtiment de la police.

Le tribunal de première instance d’Al-Hoceïma a condamné mardi deux militants à vingt ans d’emprisonnement chacun, tandis que quatre autres ont écopé de peines allant d’un à cinq ans de prison ferme, a indiqué jeudi à l’AFP Rachid Belali, l’un des avocats de la défense, qui ont décidé d’interjeter appel.

Il s’agit des peines les plus lourdes prononcées à l’encontre de militants et sympathisants du « Hirak » (mouvance) depuis la condamnation en août d’un jeune militant à 20 ans de prison ferme.

Lui aussi avait été condamné pour son implication dans l’attaque et l’incendie volontaire d’une résidence policière, en mars, à Imzouren, autre haut-lieu de la contestation dans le Rif.

« Atteinte à la sécurité de l’État »

Mardi, le leader de la contestation, Nasser Zefzafi, et 53 co-accusés ont comparu devant la Cour d’appel de Casablanca, qui a une nouvelle fois ajourné le procès. Les prévenus sont poursuivis pour différents motifs, parfois très graves – comme celui « d’atteinte à la sécurité de l’État », qui vise les meneurs.

Le mouvement social du « Hirak » est né en octobre 2016 dans le nord du royaume et a agité la région du Rif pendant plusieurs mois pour réclamer son désenclavement et davantage de développement.

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