Air Côte d’Ivoire obtient 98 millions d’euros de la BAD pour desservir Nouakchott, Bangui et Luanda

Par Jeune Afrique

Les avions d'Air Côte d'Ivoire. © Éric Pajaud/CC/Wikimedia Commons.

La Banque africaine de développement (BAD) a décidé d'épauler la stratégie de développement de la jeune compagnie ivoirienne. Au total, la compagnie va bénéficier de 253 millions d'euros de capitaux qui doivent notamment permettre de générer 684 emplois directs et 5 000 emplois indirects.

Créée en 2012, Air Côte d’Ivoire se sent pousser des ailes : son trafic de passagers est passé de 250 000 personnes, en 2013, à 850 000 en 2017. Et ses dirigeants ne comptent pas s’arrêter là : alors qu’en juillet dernier, son directeur général, René Décurey, assurait dans les colonnes de Jeune Afrique que le développement de sa compagnie passerait d’abord par une augmentation des fréquences, sans ouverture de nouvelles destinations, l’obtention d’un financement de la Banque africaine de développement (BAD) paraît à même d’accélérer les choses.

Le conseil d’administration de la BAD a approuvé, mercredi 8 novembre, un prêt de 98,06 millions d’euros – composé d’un prêt souverain de 51,16 millions d’euros, d’un prêt du secteur privé de 42,64 millions d’euros et d’un prêt du Fonds africain de développement de 4,26 millions d’euros – et une garantie partielle de risques (PRG) du Fonds africain de développement (FAD) de 17,06 millions d’euros au profit la compagnie, afin de lui permettre de moderniser et d’étendre son réseau vers  Nouakchott, en Mauritanie, Bangui en Centrafrique, et Luanda, en Angola.

La date d’ouverture de ces destinations n’a pas été précisée.

Un objectif de 35 % de femmes parmi les futurs pilotes

Dans son communiqué, la BAD indique qu’« encouragées par la garantie-risques, les banques commerciales participeront au projet à hauteur de 95,09 millions d’euros, portant ainsi le financement total négocié dans le cadre du partenariat public-privé (PPP) à 253 millions d’euros, en y ajoutant l’apport de 42,77 millions d’euros d’Air Côte d’Ivoire ».

Un afflux de capitaux qui devrait permettre à la compagnie de finaliser l’acquisition des cinq Airbus A 320 qui viennent renouveler la flotte d’Air Côte d’Ivoire, de créer des emplois et de former ses personnels, pilotes comme techniciens. « La mise en œuvre du programme créera, d’ici à 2020, 684 emplois directs pour le personnel navigant et commercial et quelque 5 000 emplois indirects d’ici à 2029 dans les activités connexes tels que les voyages, le tourisme, la location de voitures et d’autres secteurs similaires », assure l’institution financière.

Le trafic-passagers devrait passer à plus de 1,2 million de  personnes d’ici à 2030. Le fret aérien, quant à lui, devrait augmenter de 35 % d’ici à 2026. Par ailleurs, 77 pilotes et 120 techniciens de l’aviation supplémentaires, dont 35 % de femmes, seront formés.


Doublement du capital

L’augmentation du capital d’Air Côte d’Ivoire, annoncée depuis plusieurs mois, a été finalisée mi-octobre. Selon les termes de l’annonce légale publiée le 30 octobre dernier, ce capital est ainsi passé de 63 milliards à 130 milliards de francs CFA, soit une augmentation de plus de 100 %. « Tous les actionnaires ont suivi : Air France, la Banque africaine de développement et la Banque ouest-africaine de développement, qui a participé à hauteur de 5,319 milliards de F CFA, les investisseurs privés… », expliquait en juillet René Décurey.

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