Cameroun : deux autres gendarmes tués par de présumés sécessionnistes en zone anglophone

Par Jeune Afrique avec AFP

La ville de Bamenda, dans le nord-ouest du Cameroun. © Wikimedia Commons

Cette nouvelle attaque, perpétrée mardi soir à Bamenda, porte à trois le nombre de gendarmes abattus en deux jours dans cette région, épicentre de la contestation anglophone.

« Les terroristes sécessionnistes ont tué deux gendarmes cette nuit à Bamenda », a affirmé mercredi 8 novembre à l’AFP Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement camerounais.

Selon lui, les assaillants ont abattu les gendarmes « avec des armes de guerre » et se sont enfuis en emportant les armes des victimes. Le premier gendarme tué était en faction, alors que le second assurait la garde d’un établissement de microfinance, a également précisé Issa Tchiroma Bakary.

Trois gendarmes tués en deux jours

Si de source officielle les activités se déroulaient normalement dans la matinée à Bamenda, un habitant contacté par l’AFP a toutefois signalé des contrôles menés ce mercredi par la police sur certains axes routiers.

Cela porte à trois, en l’espace de deux jours seulement, le nombre de gendarmes tués dans des attaques attribuées aux indépendantistes. Lundi, un gendarme avait été abattu lors d’une traque de séparatistes présumés à Jakiri, dans le nord-ouest. Il s’agit des premières victimes dans les rangs des forces de sécurité depuis le début de la crise secouant le nord-ouest et le sud-ouest du Cameroun, deux régions anglophones sur les dix que compte le pays.

Vers un durcissement ?

Une crise qui semble se durcir. Depuis l’étranger, des leaders sécessionnistes ont ainsi appelé les populations de ces régions à former des groupes d’autodéfense pour combattre ce qu’ils qualifient de « force d’occupation », en référence aux milliers d’hommes déployés par les autorités.

Depuis le début de la contestation, entamée en novembre 2016, au moins 14 personnes ont été tuées, selon un bilan établi par l’AFP, ainsi que cinq prisonniers qui tentaient de s’évader. Des ONG locales évoquent pour leur part des bilans bien plus lourds.

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