Mali : quatre morts dans l’explosion d’une mine sous un bus

Par Jeune Afrique avec AFP

Des véhicules blindés de l'armée française sur la route qui mène à Gao, au Mali, le 6 février 2013. © Jerome Delay/AP/SIPA

Au moins quatre civils, dont une adolescente, ont été tués ce lundi 6 novembre dans le nord du Mali lorsque l'autocar qui les transportait a roulé sur une mine.

Un bus de transport a sauté sur une mine non loin de la localité d’Ansongo, à 100 kilomètres de Gao, dans le nord du Mali, ce lundi 6 novembre. Au moins quatre civils, dont une jeune fille, ont été tués dans cette explosion qui a aussi fait des blessés. Les passagers du bus se rendaient à une foire hebdomadaire dans une localité située à quelques dizaines de kilomètres d’Ansongo.

« Ce sont les jihadistes qui ont posé la mine pour terroriser la population accusée de donner des informations aux forces de sécurité », selon un élu de la localité.

« Il n’y a plus de sécurité »

« Il n’y a plus de sécurité pour nous les transporteurs. Il y a des attaques de bandits armés ou bien les jihadistes mettent des mines sur notre chemin », commente Oumar Guiré, membre du syndicat des transporteurs routiers de la région de Gao.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Les jihadistes avaient été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières, dans le nord mais aussi dans le centre du pays, échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU (Minusma). Celles-ci sont régulièrement visées par des attaques malgré la signature d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Couverture

Exclusivité : - 30% sur votre édition digitale


Couverture

+ LE HORS-SERIE FINANCE OFFERT dans votre abonnement digital. Accédez à toute l'actualité africaine où que vous soyez !

Je m'abonne à Jeune Afrique