RDC : deux morts dans des échanges de tirs à Bukavu, le colonel Kayonga arrêté

Par AFP

Dans une rue de Bukavu, après le tremblement de terre, vendredi 7 août au matin. © Wendy Bashi pour J.A.

Deux personnes ont été tuées le 5 novembre dans des affrontements entre forces de sécurité et gardes d'un fonctionnaire déchu, le colonel Abbas Kayonga. Ce dernier a été remis aux autorités par la Mission des Nations unies, à Bukavu dans l'est de la République démocratique du Congo.

« Le bilan est de deux morts et huit blessés dans les échanges de tirs entre les forces de l’ordre et la garde rapprochée d’Abbas Kayonga », a déclaré sans plus de détail à la presse le gouverneur du Sud-Kivu, Claude Nyamugabo. Des coups de feu ont été entendus dans la matinée à Bukavu, capitale du Sud-Kivu, selon des habitants.

Abbas Kayonga, qui s’était rendu à la Monusco, « a été remis aux autorités judiciaires militaires avec 15 de ses éléments, en présence du gouverneur », a déclaré Florence Marchal, porte-parole de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco).

Un peu plus tôt, le gouverneur Nyamugabo avait indiqué être « en négociation avec la Monusco » afin qu’elle permette à « la justice de faire son travail ».

« Manquement grave »

Coordonnateur de la cellule de lutte contre la fraude minière, Abbas Kayonga a été suspendu de ses fonctions le 2 novembre pour « manquement grave », selon un arrêté du gouverneur Nyamugabo.

« Après perquisition, nous avons découvert une importante quantité d’armes et de munitions chez Abbas Kayonga. Nous avons capturé neuf de ses éléments après cette opération de services de sécurité », a déclaré le capitaine Kasereka.

« Après ma suspension, j’ai écrit au commandant du groupe de protection des institutions et autres personnalités du Sud-Kivu pour que les six policiers commis à ma garde restent à mes côtés par crainte de représailles de certains fraudeurs de minerais, qui seraient tentés de se vengent contre moi », a affirmé Abbas Kayonga.

« J’ai répliqué à cette attaque qui a fait plusieurs blessés au sein des éléments commis à ma garde », a-t-il ajouté.