Pour la première fois, les États-Unis frappent l’État islamique en Somalie

Par AFP

Décollage d'un drone ScanEagle américain d'une base militaire dans l'océan Pacifique, le 25 février 2011. © Joseph M. Buliavac, U.S Navy/Wikimedia Commons

Les États-Unis ont annoncé vendredi avoir mené deux frappes contre le groupe État islamique (EI) en Somalie, la première opération contre l'EI dans ce pays où agissent déjà les islamistes somaliens shebabs, affiliés à Al-Qaïda.

« En coordination avec le gouvernement fédéral de Somalie, les forces armées américaines ont mené deux frappes aériennes contre l’EI dans le nord-est de la Somalie, tuant plusieurs terroristes », a indiqué le Pentagone dans un communiqué.

Les drones qui ont mené ces deux frappes, la première vers minuit heure locale, la seconde en fin de matinée, « ont atteint leur cible », a précisé à l’AFP le porte-parole du commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM), le commandant Anthony Falvo.

« Aucun civil ne se trouvait à proximité », a-t-il affirmé, précisant qu’il s’agissait des premières frappes contre l’EI dans ce pays où le président Donald Trump a autorisé en mars dernier le Pentagone à lancer des opérations anti-terroristes – par voies aérienne ou terrestre – pour soutenir le gouvernement somalien.

Les deux frappes ont visé plusieurs cibles, dont la localisation n’a pas été précisée.

Après le puissant attentat au camion piégé qui a causé la mort d’au moins 276 personnes à la mi-octobre à Mogadiscio, les États-Unis ont fait savoir qu’ils étaient prêts à renforcer leur soutien au gouvernement somalien.

L’armée américaine a déjà une force de 400 personnes sur le terrain, qui participe à deux opérations, l’une de conseil et d’entraînement aux troupes gouvernementales, l’autre de soutien logistique.

Les shebabs sont issus d’une branche des Tribunaux islamiques qui ont contrôlé pendant six mois en 2006 le centre et le sud du pays, dont la capitale Mogadiscio, avant d’en être délogés par des troupes éthiopiennes.

En 2010, ils ont proclamé leur allégeance à Al-Qaïda, organisation à laquelle ils ont été officiellement intégrés en 2012, mais plus récemment, certains d’entre eux ont fait défection au profit du groupe État islamique (EI).

Ils sont basés dans la région semi-autonome du Puntland, dans le nord du pays, et leur leader est Abdul Qadir Mumin, placé en août 2016 sur la liste des terroristes internationaux par le département d’État américain.

Couverture

Exclusivité : - 30% sur votre édition digitale


Couverture

+ LE HORS-SERIE FINANCE OFFERT dans votre abonnement digital. Accédez à toute l'actualité africaine où que vous soyez !

Je m'abonne à Jeune Afrique