Togo : « Les tensions persistantes pourraient avoir une incidence sur l’économie », prévient le FMI

Par Jeune Afrique

Une rue de Lomé lors de la manifestation du 18 octobre 2017. © DR

Alors que les manifestations reprennent ce mardi, la délégation du FMI qui était en mission de revue à Lomé la semaine dernière estime que les tensions qui secouent le pays depuis plusieurs semaines pourraient écorner les bons résultats économiques du Togo.

Les services du FMI ont achevé le 31 octobre une mission de revue au Togo, dans le cadre de la première revue du programme appuyé par une Facilité élargie de crédit (FEC) approuvé en mai. Si les indicateurs économiques relevés sur place sont globalement positifs – croissance qui pourrait frôler les 5 % en fin d’année, faible taux d’inflation, assainissement en cours des finances publiques, modernisation des infrastructures, financements extérieurs obtenus à des conditions favorables… -, le chef de mission, Ivohasina Razafimahefa, a mis en garde contre les incidences économiques des tensions qui secouent le pays depuis plusieurs semaines.

Lomé malgré tout « en bonne voie »

Les manifestations qui ont éclaté en septembre pour réclamer le retour à la constitution de 1992 et le départ de Faure Gnassingbé pourraient « si elles persistaient (…) entamer la confiance des consommateurs et des investisseurs », a ainsi déclaré l’ancien ministre malgache du Commerce, de l’Économie et de l’Industrie.

Malgré ces craintes, l’institution internationale estime que le pays est en bonne voie pour passer avec succès la première revue au titre de la Facilité élargie de crédit, provisoirement inscrite pour examen par le Conseil d’administration du FMI en décembre 2017.

« Nos services sont parvenus à un accord avec les autorités sur les politiques économiques et financières qui serviraient de base à ce document », a précisé le chef de mission qui s’est notamment entretenu avec le président Faure Gnassingbé et les ministres Sani Yaya (Économie et Finances) et Kossi Assimaidou (Planification du développement), ainsi qu’avec le directeur national de la BCEAO, Kossi Ténou, des représentants du secteur privé et des partenaires au développement.

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