Maroc : six arrestations après une fusillade à Marrakech

Par Jeune Afrique avec AFP

Scène de rue à Marrakech, au Maroc, en mars 2017. © Mosa'ab Elshamy/AP/SIPA

Un homme a été tué par balle et deux autres blessés le 2 novembre à Marrakech. La police marocaine, qui privilégie la piste du « règlement de comptes », a procédé à l'arrestation de six personnes à Casablanca vendredi, pour leur implication présumée dans la fusillade.

Jeudi soir, à Marrakech, deux hommes cagoulés ont tiré sur un homme dans un café, avant de prendre la fuite à bord d’une moto. L’homme, touché à la tête est mort sur le coup. Deux autres personnes ont été blessées par des éclats de balles dans la fusillade.

Dans un communiqué, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a annoncé l’arrestation de six personnes à Casablanca, « pour leur implication présumée dans l’assassinat avec préméditation ». Le chef du gouvernement marocain, Saadedine El Othmani, a fait savoir sur son compte Twitter que les deux auteurs des coups de feu avaient été arrêtés.

La police a annoncé avoir retrouvé la moto à bord de laquelle les auteurs avaient pris la fuite ainsi que l’arme à feu et les balles utilisées, « abandonnées dans un terrain vague ».

Selon la DGSN, les investigations ont permis d’identifier le principal suspect, déjà « recherché pour blanchiment d’argent, trafic international de drogue et extorsion ».

L’enquête se poursuit pour déterminer le lieu où il se trouve. Les premières informations révèlent que cet acte « est directement lié à un réseau criminel ayant des ramifications dans certains pays européens ».

Peu d’armes à feu circulent illégalement

Les autorités locales avaient écarté la piste terroriste, les éléments de l’enquête préliminaire indiquant que l’homme était ciblé dans le cadre d’un « règlement de comptes ».

Le café où a lieu la fusillade est situé dans un quartier très touristique de la ville, à proximité de nombreux établissements hôteliers. Selon le site marocain le 360, la victime était un étudiant en médecine dont le père est le président du tribunal de Béni Mellal, située à 200 kilomètres au nord-est de Marrakech.

Les homicides par balles sont extrêmement rares au Maroc, où très peu d’armes à feu circulent illégalement. Les incidents par armes blanches sont plus courants, et surtout le fait de la petite délinquance.

Épargné par les attentats commis par l’organisation État islamique, le royaume avait été la cible d’attaques terroristes qui avaient fait 45 morts en 2003 à Casablanca et 17 morts à Marrakech en 2011.

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