Tunisie : l’un des deux policiers poignardés devant le Parlement est décédé

Par Jeune Afrique avec AFP

La police tunisienne sur les lieux de l'attaque au couteau du 1er novembre 2017. © Hassene Dridi/AP/SIPA

Le policier avait été grièvement blessé ce mercredi par un individu présenté par les autorités comme un islamiste radical. Le commandant de police a succombé à ses blessures.

Le commandant Riadh Barrouta, grièvement atteint au cou lors de l’attaque au couteau du 1er novembre devant le Parlement, est décédé depuis. L’assaillant avait tenté de frapper un autre policier, l’atteignant sans gravité au front, avant d’être interpellé.

Ce jeune homme né en 1992 et titulaire d’une maîtrise en informatique avait l’intention de rejoindre des groupes terroristes en Libye, pays voisin en proie au chaos depuis des années, selon le porte-parole du Parquet de Tunis et du Pôle antiterroriste.

Ce jeune chômeur du quartier populaire de Cité Ettadhamen, dans la banlieue de Tunis, doit être présenté au Pôle antiterroriste le 3 novembre. Il n’appartient à aucun groupe ou organisme terroriste et son acte semble être isolé.

Takfiri

Le ministère de l’Intérieur a indiqué que l’assaillant avait dit « avoir adopté la pensée takfiriste il y a trois ans. Il considère les membres des forces de l’ordre comme des « tawaghit » selon ses propres termes. Les tuer, croit-il, est une forme de jihad ».

« Tawaghit » est le pluriel de « taghout », terme signifiant « tyran » en arabe, utilisé par la mouvance extrémiste pour qualifier les policiers et militaires.

Depuis la révolution qui a renversé la dictature en 2011, la Tunisie a fait face à un essor de la mouvance jihadiste qui a fait plusieurs dizaines de morts, notamment des policiers, des militaires et des touristes étrangers.

L’un des attentats les plus meurtriers a été celui commis au musée Bardo, en mars 2015, lors duquel 22 personnes ont été tuées. Le procès des suspects a été maintes fois reporté. Initialement programmée le 31 octobre, l’audience – qui marquera l’ouverture réelle de ce procès qui s’annonce hors normes – a été fixée au 9 janvier 2018.

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