Robert Mugabe souhaite que le Zimbabwe renoue avec la peine de mort

Par Jeune Afrique avec AFP

Le président Robert Mugabe à Harare, en août 2017. © Tsvangirayi Mukwazhi/AP/SIPA

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a appelé mercredi au rétablissement, dans les faits, de la peine de mort, après la candidature de plus de 50 personnes au poste de bourreau chargé d'exécuter les condamnés à mort par pendaison.

Au Zimbabwe, la Constitution du pays adoptée en 2013 autorise la peine de mort par pendaison pour les hommes adultes âgés de 18 à 69 ans et condamnés aux crimes les plus graves. Mais personne n’a été exécuté dans le pays depuis que le dernier bourreau a pris sa retraite en 2005.

« Je pense qu’on devrait restaurer la peine de mort », a déclaré Robert Mugabe dans la capitale Harare lors des obsèques mercredi d’un combattant de la lutte pour l’indépendance du Zimbabwe.

Le président, âgé de 93 ans, s’est dit choqué par le nombre de crimes commis dans le pays, après avoir reçu un rapport de la police dont il n’a pas donné de détails.

Cinquante candidats au poste de bourreau

« Les gens jouent avec la mort en s’entretuant, a-t-il ajouté. Est-ce pour cela que nous avons libéré ce pays ? Nous voulons que ce pays soit pacifique, que cette nation soit heureuse, nous ne voulons pas d’un pays où les gens s’entretuent ».

Actuellement, 92 prisonniers attendent dans les couloirs de la mort au Zimbabwe. En octobre, les autorités avaient reçu plus de cinquante candidatures pour le poste de bourreau dans ce pays où près de 90% de la population est au chômage.

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