Lune de miel entre Idriss Déby Itno et François Hollande

Hollande et Déby à N'Djamena, le 18 juillet 2014. © Brahim Adji/AFP

François Hollande et Idriss Déby Itno se sont entretenus pendant près de deux heures le 19 juillet, à N'Djamena, à l’occasion de la première visite officielle du président français au Tchad.

"Cette visite nous a permis de faire le point sur tous les aspects de la coopération entre nos deux États", s’est félicité le président tchadien au cours d’une conférence de presse.

Dans l’entourage du président Idriss Déby, cette visite est perçue comme "une reconnaissance des efforts que mène le Tchad au Mali et en République Centrafricaine" et doit permettre de "réaffirmer les relations excellentes entre le Tchad et la France".

Hollande a lui rappelé "l’étroitesse des liens entre nos deux pays, qui s’est renforcée ces derniers mois". Comprendre : depuis que les armées des deux États se battent ensemble au Mali et en Centrafrique. Même si les troupes tchadiennes se sont retirées de RCA, à la suite notamment de critiques sur le comportement de son contingent, Paris estime que le Tchad demeure "un acteur extrêmement important" et souhaite qu’il reste engagé "dans la recherche de solutions".

Pour preuve de cette bonne entente : l’opération Barkhane, nouveau dispositif militaire français au Sahel sera lancé le 1er août à N’Djamena.

Mécontentement dans les rangs de l’opposition tchadienne

La lune de miel entre les deux chefs d’État fait néanmoins grincer des dents dans les rangs de l’opposition tchadienne.

"Tout ce qui se commet au Tchad comme crime économique ou crime de sang ne doit pas être absout au profit de la sécurité à laquelle le Tchad participe activement", a déclaré l’opposant Saleh Kebzabo sur RFI. Il faut que les partenaires du Tchad soient beaucoup plus exigeants dans la coopération avec le Tchad."

Rémi Carayol, envoyé spécial, avec AFP

Déjà 200 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici