Débats gaziers à l’Africa Oil Week 2017

Par - Envoyé spécial au Cap

Plateforme pétrolière au large de l'Angola. © BRUCE STANLEY/AP/SIPA

L’Africa Oil Week 2017 qui s’achève ce vendredi 27 octobre au Cap, a rassemblé près de 1200 dirigeants du secteur pétrolier. Au menu des échanges, la stabilisation du prix du baril, la reprise des activités d'exploration ou encore la question de la monétisation des énormes réserves de gaz mises à jour ces cinq dernières années sur le continent.

La 24ème édition de l’Africa Oil Week, qui rassemblait près de 1 200 dirigeants du secteur pétrolier selon les organisateurs, s’achève ce vendredi 27 octobre au Cap. Les échanges entre professionnels se terminent sur une note plus positive que lors des trois précédentes éditions, marquées par une chasse aux coûts tous azimuts, liée à la chute drastique des cours depuis juillet 2014.

En cause, une relative stabilisation du prix du baril de Brent entre 50 et 60 dollars le baril ces derniers mois, mais aussi et surtout une reprise des activités d’exploration, menées par des majors en pointe sur le continent, tels qu’ENI, Total et BP, mais aussi des mediums et juniors comme l’américain Kosmos Energy ou le britannique Tullow Oil.

Comme à l’accoutumé, les patrons Afrique de Total, Guy Maurice, celui d’ExxonMobil, Mike Gaskins, et de Tullow Oil, Tim O’Hanlon, étaient présents, ainsi que les responsables de l’exploration Luca Bertelli d’Eni, Jaspeir Peijs de BP, ou encore Tracy Henderson de Kosmos Energy.

Du gaz au menu

Parmi les nombreux ministres du pétrole venus au Cap, Thierry Tanoh, qui venait pour la première fois à l’Africa Oil Week, a mis en avant le sous-sol de la Côte d’Ivoire, appuyé par tout l’état-major de Petroci, la compagnie nationale, alors que le différend frontalier maritime avec le Ghana vient d’être statué, ce qui permet de délimiter enfin les blocs ivoiriens offshore de l’Est.

Au cœur des débats de l’Africa Oil Week 2017, la question de la monétisation des énormes réserves de gaz mises à jour ces cinq dernières années, notamment au Mozambique, en Angola et au Nigeria, mais aussi plus récemment en Mauritanie et au Sénégal. Avec deux modèles économiques radicalement différents qui s’opposent : celui de la liquéfaction en offshore, en vue de l’exportation ; et celui des programmes « Gas to Power » d’électrification locale grâce au gaz.

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