Mali : deux soldats tués dans une attaque dans le Nord

Par Jeune Afrique avec AFP

Des soldats maliens dans le nord du pays, en février 2017. © Pascal Guyot/AP/SIPA

Deux soldats maliens ont été tués et un blessé dans la nuit de mardi à mercredi dans le nord du Mali lors d'une attaque terroriste, a annoncé mercredi le ministère malien des Forces armées.

« Le village de Soumpi, situé à une vingtaine de kilomètres de Niafunké, dans le Nord, a subi le passage des terroristes aux environs de minuit », indique le ministère sur son site d’information. « Le bilan côté Forces armées maliennes (FAMa) est de deux morts, un blessé et deux à trois véhicules perdus », poursuit le ministère, selon lequel « le renfort est déjà sur place ».

Cette attaque survient après la visite dimanche des ambassadeurs des 15 pays siégeant au Conseil de sécurité de l’ONU du poste de commandement de la force antijihadiste du G5 Sahel à Sévaré, ville dans le nord du Mali.

Face à la dégradation de la situation dans le centre du Mali, limitrophe du Burkina Faso et du Niger, gagnés à leur tour par les violences jihadistes, le G5 a réactivé avec le soutien de la France le projet de force conjointe, initialement lancé en novembre 2015. Cette force antijihadiste conjointe, formée de soldats du Mali, du Niger, du Tchad, du Burkina Faso et de Mauritanie, doit lancer sa première opération à la fin du mois.

Retards dans la mise en oeuvre des dispositions de l’accord de paix

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Les jihadistes avaient été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU (Minusma), régulièrement visées par des attaques malgré la signature d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Les membres du Conseil de sécurité avaient exprimé « leur profonde préoccupation à l’égard de la persistance de retards importants dans la mise en oeuvre de dispositions centrales de l’accord, préoccupation aussi face au risque que, sans nouvelle dynamique positive, les progrès réalisés jusqu’ici soient perdus », a déclaré l’ambassadeur de France à l’ONU, François Delattre.

« Nous pensons que la Minusma et la force conjointe du G5 Sahel sont des outils complémentaires qui ont vocation même à constituer un modèle type d’articulation vertueuse entre une opération de paix onusienne et une opération africaine de paix », a expliqué François Delattre.

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