Le FBI et le régulateur bancaire britannique s’intéressent au « Guptagate »

Par Jeune Afrique

Le richissime homme d'affaires Atul Gupta dans les rues de Johannesburg, en septembre 2010. © AP/SIPA

Le FBI a ouvert une enquête sur d'éventuels liens de la famille Gupta aux États-Unis, rapporte le Financial Times. De son côté, le régulateur bancaire britannique s’intéresse également aux liens de certaines banques du pays avec les Guptas.

Selon le Financial Times, l’enquête ouverte aux États-Unis par le FBI concernent des individus, des comptes bancaires et des entreprises américaines suspectés d’être impliqués dans les affaires de corruption présumée impliquant la famille Gupta.

Le Financial Conduct Authority (FCA), le régulateur bancaire britannique, a par ailleurs déclaré être en contact avec les banques HSBC et Standard Chartered Bank. Selon plusieurs journaux, le ministre britannique des Finances avait demandé au régulateur du pays d’enquêter sur d’éventuels liens de ces banques avec la famille Gupta et le président sud-africain Jacob Zuma.

Plusieurs grands groupes ébranlés

Contactés par Reuters, le porte-parole de la famille Gupta n’était pas joignable et l’ambassade américaine à Pretoria n’a pas souhaité faire de commentaire à ce stade.

Plusieurs grands groupes, comme Bell Pottinger, KPMG et McKinsey sont éclaboussés par les « GuptaLeaks », du nom de la fuite de documents concernant la famille Gupta en Afrique du sud, exposée par le amaBhungane Center for Investigative Journalism.

Cette famille, qui a bâti un empire économique en Afrique du Sud allant des médias aux mines, est accusée d’utiliser ses relations avec le président Zuma et sa famille pour faire des affaires. Les Guptas et Jacob Zuma ont nié à plusieurs reprises ces accusations.

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