Afrique du Sud : Jacob Zuma nomme un homme de confiance à la tête du ministère de l’Énergie

Par Jeune Afrique

Dans les lointains faubourgs du Cap, la centrale nucléaire de Koeberg le 8 février 2012. © Schalk van Zuydam/AP/SIPA

Le président sud-africain Jacob Zuma a nommé, mardi, David Mahlobo, décrit comme un de ses proches, au poste de ministre de l'Énergie. Aux yeux des détracteur du chef de l'État, ce choix trahit sa volonté de relancer un programme nucléaire contesté.

Le président sud-africain Jacob Zuma a nommé, ce mardi, David Mahlobo, ex-ministre de la sécurité d’État, au poste de ministre de l’Énergie. Un choix qui, rapporte Reuters, alimente les rumeurs autour d’une relance du méga-projet nucléaire maintes fois repoussé. Formalisé dès 2010, le projet de construction de six à huit nouveaux réacteurs d’une capacité de 9 600 mégawatts, pour un prix qui pourrait atteindre 65 milliards d’euros, est l’objet de vives contestations.

En avril dernier, la justice sud-africaine avait mis un coup d’arrêt à la relance de ce programme, estimant que les accords de coopération signés avec la Russie, les États-Unis et la Corée du Sud étaient « inconstitutionnels et illégaux ».

Problèmes de saturation

L’Afrique du Sud, qui possède actuellement les deux seules centrales nucléaires du continent, à Koeberg (sud), souhaite relancer depuis 2010 son programme pour sortir de sa dépendance au charbon dans sa production d’électricité

Nourri à 90 % par des centrales à charbon très polluantes, le réseau électrique du pays frôle en permanence la saturation. Le souvenir de la grande panne de 2008, qui avait contraint les mines d’or à suspendre leurs activités, est resté dans toutes les mémoires.

L’ex-ministre de l’Énergie, Mmamaloko Kubayi a, elle, été nommée ministre de la Communication.

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