Syrie : l’État islamique « totalement » chassé de son fief de Raqqa par les Forces démocratiques syriennes

Par Jeune Afrique avec AFP

Des civils en train de fuir dans les ruines de Raqqa, en octobre 2017. © Uncredited/AP/SIPA

À Raqqa, la dernière poche de résistance des combattants de l'État islamique (EI) a été vaincue mardi par un alliance antijihadistes, soutenue par les Américains.

Les combats dans l’ancienne capitale des jihadistes « ont pris fin […] la ville est entièrement sous le contrôle » des Forces démocratiques syriennes (FDS), a indiqué à l’AFP un porte-parole de cette alliance arabo-kurde, Talal Sello.

Quelques instants plus tôt, l’Observateur syrien des droits de l’homme rapportait que la dernière position de l’EI avait été anéantie, après la capture du stade municipal par les Forces démocratiques syriennes. « (Les soldats) sont parvenus à capturer le stade municipal (dans le centre-ville) après y avoir pénétré et ratissé la plupart du secteur », a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH, précisant que « la plupart des jihadistes s’étaient rendus ».

270 enfants morts dans la bataille

Bombardements ravageurs, combats intenses… En l’espace de quatre mois, la bataille de Raqqa a coûté la vie à « 1 130 civils, dont 270 enfants, et 2 120 combattants » de l’EI et des forces soutenues par les États-Unis, selon un bilan de l’OSDH. Des centaines de milliers de civils ont également fui leurs foyers.

« L’offensive militaire à Raqqa arrive peut-être à son terme, mais la crise humanitaire est plus grave que jamais », a déploré dans un communiqué la directrice de Save the Children pour la Syrie, Sonia Khush. « Quelque 270.000 personnes qui ont fui les combats à Raqqa ont toujours un besoin critique d’aide et les camps sont pleins à craquer », a ajouté l’ONG. La plupart des familles de Raqqa n’ont plus de maison, « et seront probablement coincées dans les camps pour des mois ou des années à venir ».

Inquiétude autour de la province de Deir ez-Zor

À Raqqa, « des investissements substantiels » seront nécessaires pour reconstruire et assurer un retour des enfants dans les écoles, selon l’ONG. « Beaucoup (d’enfants) font des cauchemars, après avoir été témoin d’une violence horrible, et auront besoin d’un important soutien psychologique. »

Autre motif d’inquiétude de l’ONG : l’ampleur de la crise humanitaire dans province voisine de Deir ez-Zor, où des dizaines de milliers de civils sont toujours déplacés par les combats contre l’EI.

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