Olivier Chavy, PDG de Mövenpick : « Notre objectif est de renforcer notre présence en Afrique de l’Ouest »  

Par - À Abidjan

Le groupe Mövenpick compte actuellement un hôtel en Afrique subsaharienne : à Accra, au Ghana. © DR : Mövenpick

Début octobre, à l’occasion de la la pose de la première pierre de son futur établissement abidjanais situé dans le quartier du plateau, Olivier Chavy, PDG de Movenpick, a présenté à Jeune Afrique ses projets sur le continent.

Vétéran de l’industrie hôtelière, Olivier Chavy, 53 ans, a réalisé l’essentielle de sa carrière au sein des groupes Barrière et Hilton Worldwide, avant de devenir en 2013 PDG du cabinet d’architectes d’intérieur Wilson Associates. À la recherche d’un nouveau patron après le départ annoncé en février 2016 de Jean-Gabriel Pérès, les actionnaires Mövenpick lui ont confié il y a un an les rênes du groupe suisse pour accélérer son développement, notamment en Afrique où il possède 22 hôtels pour 4897 chambres.

Le futur établissement abidjanais du groupe, dont la première pierre a été posée début octobre, est détenu à 60% par Saprim et à 29% par la CNPS. Les 11% restant sont partagés entre le fonds de pension de retraite de la CIE-SODECI et Setao du groupe Bouygues.

Jeune Afrique : Pourquoi avez vous choisi la Côte d’Ivoire pour développer ce projet ?

Olivier Chavy : Notre ancien vice-président en charge de l’Afrique, Roger Kacou [ex- ministre du Tourisme de Côte d’Ivoire entre 2012 et 2017], nous a mis en contact avec Saprim [propriétaire de la parcelle]. Nous avons lancé le projet que nous avons été obligé de retravailler à cause de l’espace qui accueillera l’hôtel. Ce sera finalement un quatre étoiles de 160 chambres pour des travaux qui dureront 27 mois. L’investissement atteint 38 milliards de Francs CFA ( 60 millions d’euros). L’ouverture est prévue pour mars 2020.

Abidjan ne sera pas l’unique projet en Côte d’Ivoire. Nous regardons d’autres opportunités dans les grandes villes comme San Pedro, Bouaké, Yamoussoukro ou des cités balnéaires.

Qu’est ce qui explique le regain d’intérêt de Mövenpick pour l’Afrique subsaharienne, alors que votre groupe était traditionnellement concentré en Afrique du Nord, notamment en Égypte ?

Je crois en la croissance de l’Afrique. Les infrastructures se développent et le poids du tourisme prend de l’ampleur dans les économies. Notre projet à Abidjan renforcera notre présence dans la région, faisant de nous l’un des leaders dans hôtellerie de luxe. Nous sommes déjà présents à Accra depuis plusieurs années et notre objectif est de renforcer notre présence en Afrique de l’Ouest.

Au Nigeria, il y a le projet  Mövenpick Hôtel & Conférence Centre Abuja, qui sera ouvert en 2020. Nous sommes également en discussion pour ouvrir un hôtel de 300 chambres à Dakar, au Sénégal.

Nous ne délaissons pas pour autant l’Afrique de l’Est. En 2018, nous allons ouvrir à Nairobi un Movenpick Hôtel & Résidences.

En Afrique, les projets hôteliers se multiplient, avec des concurrents comme Carlson-Rezidor qui s’est allié l’an dernier au HNA ou le groupe Accor. Quelle est la particularité de votre approche ?

Notre modèle économique est axé sur l’exploitation d’une seule enseigne quand les groupes que vous citez développent plusieurs marques allant des 3 au 5 étoiles. Nos concurrents directs s’appellent plutôt Four Seasons ou Kempenski.

Pour nous différencier, nous nous établissons dans les  meilleurs emplacements. A Nairobi, nous sommes installés à Westlands, l’un des quartiers les plus convoités.

Exceptée l’Afrique subsaharienne, poursuivez-vous votre développement en Afrique du Nord ?

Effectivement, nous continuons nos projets en Tunisie et en Égypte. Dans ce dernier pays, nous projetons d’avoir deux nouveaux hôtels, ce qui portera leur nombre à 18.

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